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En écho aux propos d’Olivier Véran qui avait précédemment espéré la fin des gestes barrières cet été, Alain Fischer a affirmé que l’objectif était de «tomber le masque d’ici la fin de l’été». Or, pour ce faire, le responsable de la stratégie vaccinale a confié au Parisien son «obsession» d’immuniser tout le monde.

Depuis un an, dans le cadre des mesures sanitaires anti-Covid, les Français sont soumis au port du masque même en extérieur. Or, le gouvernement mise actuellement sur la réouverture progressive du pays, avec la levée des mesures sanitaires principalement grâce à la stratégie vaccinale. Son responsable, Alain Fischer, a expliqué, devant le panel des lecteurs du Parisien, que l’abandon des masques serait «la dernière étape» de la sortie de l’épidémie.

Dans les colonnes du quotidien, M.Fischer a estimé que «le système repos[ait] sur deux pieds, celui de la vaccination et celui des mesures physiques et de distanciation»:

«Toutes les études démontrent que si on fait l’un sans l’autre, on ne s’en sort pas. Si tout le monde y met du sien; des politiques aux professionnels de santé à la population, on devrait y parvenir. L’objectif: tomber le masque à la fin de l’été!»

Le 4 mai, Olivier Véran avait déjà évoqué la possible date de cette «baisse de la garde» et espérait qu’elle adviendrait cet été:

«Je peux vous promettre que quand la date qui nous permettra d'envisager sereinement la fin des gestes barrières, de nous retrouver, d'enlever la distanciation sociale, d'enlever le masque, sera arrivée, nous n'attendrons pas 24h, nous le dirons immédiatement.»

Élargissement de la vaccination

Pour réussir la sortie de la crise sanitaire, le «Monsieur vaccin» a dont fait part auprès des lecteurs du quotidien de son «obsession» de vacciner toute la population. Alors qu’à partir du 12 mai, la vaccination s’ouvre aux adolescents de 16-17 ans les plus à risque, le «vrai» élargissement pour tous aura lieu à la mi-juin, a estimé M.Fischer.

Alors que cette vaccination de tout le monde est «dans notre intérêt», «cela ne peut pas se faire d’un coup de baguette magique»:

«Même si les brevets étaient levés pour permettre aux pays pauvres de produire des vaccins, il faudrait former plus de personnes, construire de nouvelles usines, et surtout récupérer du matériel en quantité déjà limité à l’échelle mondiale.»

Les masques en extérieur en question

Le port du masque en extérieur fait l'objet de discussions dans les milieux scientifiques. Ainsi, le 4 mai, le pédiatre et infectiologue Robert Cohen a estimé au micro de CNews que «le masque en extérieur n'a[vait] strictement aucun intérêt, c’est un handicap».

«Il y a des tas de pays qui n’ont jamais adapté ces mesures et, pour autant, qui n’ont pas une épidémie plus forte que la nôtre», a-t-il déclaré.

C’est le cas, par exemple, de la Suisse ou encore de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande qui n’ont imposé les masques que très ponctuellement.

Antoine Flahault, épidémiologiste, partage aussi cet avis. Selon lui, c’est un «non-sens».

Parallèlement, certains départements français ont renoncé au port du masque dans les espaces ouverts. Depuis le 4 mai, sur décision du préfet des Alpes-Maritimes, ils ne sont plus nécessaires dans les espaces verts urbains, le long du littoral et au bord des plans d’eau. Or, ils restent obligatoires dans les rues, les marchés ouverts et les places publiques.

En outre, depuis le 16 avril, dans la commune de Tarascon-sur-Ariège, située en Ariège, les masques ne sont plus nécessaires, sauf sur les marchés et dans un périmètre de 50 mètres autour des établissements scolaires.

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Tags:
situation sanitaire, confinement, Olivier Véran, Alain Fischer, France, Covid-19, masques
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