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D’après Le Parisien, le gouvernement pourrait avoir à faire face à une nouvelle tribune de militaires, laquelle serait cette fois paraphée par deux mille soldats.

Alors que la tribune contre le «délitement qui frappe notre patrie» paraphée par des militaires a fait couler beaucoup d’encre, une seconde, «signée par des militaires d’active anonymes, entre plusieurs centaines et 2.000», pourrait paraître prochainement dans Valeurs actuelles, a déclaré au Parisien-Aujourd’hui en France le directeur de rédaction de l’hebdomadaire, Geoffroy Lejeune.

«La tribune est très claire sur le rôle de l’armée. Le texte ne laisse en aucun cas entendre qu’il pourrait y avoir une prise de pouvoir par cette institution», a-t-il souligné.

Une source militaire a confirmé que la «rumeur de nouvelle tribune est remontée».

«On entend ça bourdonner, mais cela n’a rien de consistant pour l’instant», d’après elle.

En outre, le caractère anonyme des signataires est perçu comme le signe d’une opération politique.

«Tout cela sent la grosse manipulation organisée, surtout si c’est à nouveau publié dans Valeurs actuelles. Attendons de voir, mais même si une tribune finit par sortir, si elle est anonyme, franchement, alors à quoi bon? Je crois qu’on regardera et on passera à autre chose», a estimé pour sa part auprès du Parisien une source proche du gouvernement.

Ce dernier relève toutefois la multiplication des faits tragiques récents, comme la policière tuée à Rambouillet, l’agent abattu dans une opération à Avignon ou encore la femme brûlée vive sur la voie publique à Mérignac.

Avis partagés

Le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, avait promis de sanctionner les signataires de la tribune parue dans Valeurs actuelles et signée par une vingtaine de généraux, une centaine de haut gradés et plus d'un millier d'autres militaires, tandis que le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, avait évoqué à son tour des sanctions «exemplaires».

En revanche, la majorité des Français ne semble pas partager ce point de vue. Ainsi, selon un sondage réalisé par Harris Interactive, 58% des personnes interrogées ont déclaré soutenir «les propos des militaires».

Le monde politique s’est également retrouvé partagé. L’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a estimé que les généraux menaçaient «explicitement la République d’un coup d’état militaire». Pour Rachida Dati, la maire Les Républicains (LR) du 7e arrondissement de Paris, «ce qui est écrit dans cette tribune est une réalité» mais «les militaires ne sont pas dans leur rôle quand ils font de la politique». Quant à Marine Le Pen, Valeurs Actuelles a publié deux jours plus tard sa réaction dans laquelle elle invitait les auteurs à «prendre part à la bataille qui s'ouvre» et a affirmé souscrire aux analyses des militaires et partager leur «affliction».

La tribune

Dans une première tribune, des militaires ont signé un appel pour dénoncer le «délitement qui frappe notre patrie».

Dans un contexte de violence «qui s’accroît de jour en jour», les auteurs s’étaient adressés à «ceux qui dirigent notre pays» pour les appeler à «impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication» des dangers existants et à lutter contre le «laxisme», allant jusqu’à envisager une «guerre civile».

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Le Parisien, militaires, armée, tribune
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