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Alors que l’alliance entre le président LR de la région PACA et la majorité présidentielle a créé une secousse au sein de la droite, le porte-parole du gouvernement a estimé que LR «est totalement divisé entre d'un côté ceux qui veulent pactiser avec le Rassemblement national et les autres».

Le parti Les Républicains, dans la tourmente après les tiraillements cette semaine de son candidat Renaud Muselier en région PACA, «est en train de devenir un satellite du Rassemblement national», a estimé dimanche sur France 3 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

LR «est totalement divisé entre d'un côté ceux qui veulent pactiser avec le Rassemblement national et les autres. [...] À force de faire un grand écart, ils sont arrivés à un claquage entre ces deux tendances», a asséné M.Attal.

«C'est cette dérive à laquelle on est en train d'assister. C'est préoccupant, on le voit à l'occasion de cette campagne, mais je pense que les germes étaient là», a-t-il insisté.

Crise après l’alliance en région PACA

Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé dimanche 2 mai le retrait de la liste LREM menée dans cette région par la secrétaire d'État Sophie Cluzel au profit de la liste de M.Muselier, provoquant une crise chez LR.

M.Muselier, président sortant de la région, a ensuite fait machine arrière, conduisant Mme Cluzel à maintenir sa liste. Le délai limite pour déposer les listes est le 17 mai.

D'ici-là, a expliqué Gabriel Attal, soit le candidat LR «est prêt, comme il l'avait proposé au départ, à accueillir des membres de la majorité présidentielle», soit cette dernière «présentera des listes autonomes dans cette région».

L'offensive de la macronie aux régionales se déploie aussi dans les Hauts-de-France, avec l'entrée en campagne du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti face au sortant ex-LR Xavier Bertrand et au RN.

Gabriel Attal a justifié dimanche cette entrée en lice tardive par la volonté de LREM de «faire valoir notre projet et faire en sorte de lutter contre le RN», mettant au second plan la rivalité avec Xavier Bertrand, par ailleurs candidat à la présidentielle de 2022.

«Ce n'est pas une cible Xavier Bertrand, ce n'est pas un ennemi. C'est un adversaire qui dit lui-même qu'il ne se préoccupera pas de la région une fois l'élection passée», a-t-il taclé en référence à la candidature de M.Bertrand à la présidentielle.

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Les Républicains (LR), France, Gabriel Attal
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