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Depuis la réouverture des terrasses, les forces de l’ordre tentent de faire respecter l’heure du couvre-feu et la distanciation sociale. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos montrent des policiers armés de fusil d’assaut demander aux clients de s’en aller. Explications.

Si nombre de Français, à commencer par Emmanuel Macron, se sont rués en terrasse ces derniers jours, ils ont tout de même été astreints au respect des gestes barrière et du couvre-feu. À Paris comme dans plusieurs grandes villes, les policiers veillaient d’ailleurs au grain, parfois lourdement armés.

Sur les réseaux sociaux ont ainsi circulé plusieurs vidéos d’évacuation de terrasses, une fois sonnée l’heure fatidique. Certains, comme l’humoriste Guillaume Meurice, se sont étonnés de ce déploiement de force.

L’équipement utilisé ne sort pourtant pas de l’ordinaire, assure à Sputnik la Police nationale. Dans un contexte de menace terroriste, les forces de l’ordre se conforment simplement au plan Vigipirate, lequel a été porté au niveau «Sécurité renforcée–risque attentat», le 5 mars. Les terrasses font notamment l’objet d’une attention particulière, depuis les attentats du 13 novembre 2015.

Un climat particulier que n’a pas manqué de rappeler Linda Kebbab, du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière, en réponse au tweet de Guillaume Meurice.

Les agents qui patrouillent et sécurisent leur secteur peuvent donc être amenés à faire respecter les consignes sanitaires, précise encore la Police nationale.

Fêtes sauvages et débordements

Alors qu’Emmanuel Macron avait appelé à «rester très rigoureux» en cette période d’allégements sanitaires, divers débordements ont eu lieu dans plusieurs villes. À Paris, les clients attablés aux terrasses ont parfois outrepassé l’heure du couvre-feu, comme en attestent certaines vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

À Rennes, une fête sauvage a été organisée sur la place Sainte-Anne ce 19 mai, réunissant une foule compacte, sans respect des gestes barrière. Les festivités se sont prolongées passé 21h. Un feu de joie a été allumé et du mobilier de bar jeté dans les flammes, rapporte Ouest-France. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et de LBD pour disperser les fêtards.

À Bordeaux, au moins une centaine de personnes se sont réunies place Fernand-Lafargue, y passant même une partie de la nuit, alors qu’à Amiens, la police a demandé à trois bars de baisser le rideau dès 20h en raison d’une trop grande affluence, rapporte France Bleu.

Face à ces dérives, le Premier ministre, en déplacement à Blois, a lancé un «appel à la responsabilité» et à la «discipline collective».

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Tags:
Vigipirate, fusil d'assaut, armements, bar, café, police
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