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Retranché dans une forêt en Dordogne, le forcené ayant ouvert le feu sur des gendarmes est toujours recherché depuis plus de 24 heures. Alors que des connaissances le décrivent comme une personne «très exemplaire» au travail, un «bon camarade», les autorités évoquent sa volonté de mourir dans un affrontement avec les forces de l’ordre.

L’ancien militaire qui a tiré sur des gendarmes déployés pour des violences familiales au Lardin-Saint-Lazare, en Dordogne, n’a toujours pas été retrouvé, plus de 24 heures depuis le début de l’opération de recherche.

Retranché dans une zone boisée de quelque quatre kilomètres carrés, cet homme de 29 ans est recherché par plus de 300 gendarmes. Sept hélicoptères sont mobilisés, indique BFM TV.

«La nuit n'a pas, à ce stade, permis de le localiser plus précisément», a déclaré le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine, auprès de Franceinfo.

Parti avec un sac, l’individu est susceptible d’avoir des ressources à sa disposition pour subsister dans la nature, a précisé le général.

Avant de lancer la traque de nuit, André Pétillot a espéré devant la presse «une reddition de cette personne»:

«Si nous avions voulu le neutraliser, ce serait déjà fait. Nous mettons tout en œuvre pour qu'il puisse se rendre et éviter un drame dans nos rangs.»

Profil du forcené

Né en région parisienne, le suspect vit en Dordogne depuis l’âge de sept ans. De 2011 à 2016, il a appartenu au régiment d’infanterie de Brive.

Condamné à quatre reprises pour des violences conjugales commises à l’encontre de son ex-compagne, il «avait l’interdiction de détenir des armes», a fait savoir le 30 mai la procureur de Périgueux Solène Belaouar, lors d’un point de presse au Lardin-Saint-Lazare.

«L'arme qu'il a utilisée cette nuit et qu'il utilise actuellement, vraisemblablement, est une arme qui a été obtenue illégalement», a-t-elle ajouté.

«Il dispose d'une arme de grande chasse, une arme puissante et qui est effectivement une arme dangereuse», a souligné le général devant la presse. Selon une source proche du dossier, citée par l’AFP, il s'agit d'une Winchester de calibre 30-30 qui sert notamment à la chasse au sanglier.

Témoignages

Interrogées par BFM TV, plusieurs connaissances du fugitif ont mis plutôt en valeur ses qualités.

«Il était très bosseur, très travailleur, toujours ponctuel et très bon camarade, toujours le sourire aux lèvres. Mais par contre il ne se laissait pas faire. Il a toujours eu l'esprit militaire», a relaté l’un de ses anciens collègues.

Selon lui, le forcené, qui est «un très bon tireur», ne cherche pas à tuer «qui que ce soit, sinon ce serait déjà fait».

Sa patronne l'a qualifié de quelqu’un «d’exemplaire» au travail, «de très droit, à qui on n’a rien à reprocher».

En revanche, le général Pétillot a estimé auprès de Franceinfo que cet individu «semblait décidé à mourir, et à mourir dans un affrontement avec nous».

Alors que la traque se poursuit ce lundi matin, l’école de la commune reste fermée, à la demande du préfet, et les transports scolaires interrompus. Adressée aux habitants le 30 mai, la consigne de rester chez eux est maintenue, a-t-il indiqué.

Ambiance dans la commune

Contactée par Sputnik, une habitante du Lardin-Saint-Lazare, confinée avec sa famille pour le deuxième jour consécutif, a évoqué une «situation bizarre».

Des hélicoptères font des rondes au-dessus de la commune, a-t-elle indiqué.

La municipalité maintient le contact avec la population via Facebook où la maire publie des communiqués. Pour toute question, les habitants peuvent la contacter directement, a souligné l’habitante.

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Tags:
tirs, forces de l'ordre, traque, militaires, Dordogne
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