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Jugé ce 10 juin en comparution immédiate, Damien T., qui avait giflé le Président lors de son déplacement dans la Drôme, a confirmé avoir été «empli de dégoût» face au regard d'Emmanuel Macron qui représente pour lui la «déchéance» de la France. Il a toutefois reconnu que sa réaction était «impulsive» et «violente».

Deux jours après que le Président de la République a été giflé par un individu dans la Drôme, ce dernier est jugé aujourd’hui en comparution immédiate.

Tout en reconnaissant que sa réaction était «impulsive» et «violente», il a estimé que ses paroles «auraient eu moins d’impact à la fois sur Emmanuel Macron, et sur les Gilets jaunes et les patriotes.»

«Dans mes souvenirs, je ne me rappelais pas lui avoir tenu le bras. On a envisagé dans la voiture de faire quelque chose de marquant. Quelques jours auparavant, j'avais imaginé jeter un œuf... Avant d'abandonner l'idée», se souvient Damien T. face à plusieurs journalistes assistant au procès à Valence.

«Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur qui voulait faire de moi un électeur, j’étais rempli de dégoût», poursuit celui qui confirme également ne pas avoir «contesté ce geste». 

L'auteur de la gifle a par ailleurs lancé qu'Emmanuel Macron représentait «la déchéance de notre pays».

«Montjoie! Saint Denis!»

En assénant une gifle au Président, le Drômois de 28 ans a crié la phrase suivante: «Montjoie, Saint-Denis, à bas la macronie!».

«Ça fait référence au cri de ralliement des chevaliers. C’est un slogan patriote», explique-t-il ce 10 juin. «Je pense que ma réaction était un petit peu impulsive mais que mes paroles ont eu un impact pour Emmanuel Macron, tous les Gilets jaunes et les patriotes».

Quant à ses convictions politiques, Damien Tarel, qui a confié avoir souffert de troubles dyslexiques dans son enfance, a expliqué être «proche de la droite» et se dit «patriote»:

«J'aime le combat, je n'aime pas le côté théâtralisé».

«L’acte regrettable»

L’homme qui n’était pas connu des services de police avant cet incident, et qui a été unanimement dénoncé par la classe politique, a affirmé qu'il pensait «pouvoir dire que l’acte [était] regrettable».

Il a en outre promis que ce geste ne se reproduirait pas tout en soulignant ne pas en comprendre «les conséquences» dans «sa vie personnelle et par rapport aux médias».

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France, gifle, Emmanuel Macron
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