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À une dizaine de jours des régionales, dont le premier tour en Bourgogne-Franche-Comté pourrait être remporté par une liste RN, Gérald Darmanin a jugé que ce parti entraînerait une décroissance des investissements étrangers et qu’une victoire du RN correspondrait à «une marque satanique».

Selon un sondage exclusif d’Ipsos Sopra Steria, la liste du Rassemblement national de Julien Odoul arrive en tête des intentions de vote au premier tour en Bourgogne-Franche-Comté avec 28%. Denis Thuriot, candidat LREM, n’a que 16%.

Le 10 juin, le ministre de l’Intérieur a donc rendu une visite non officielle à Dijon pour soutenir M.Thuriot, maire de Nevers, rapporte la presse locale. Un déplacement pour parler aussi des projets de la majorité présidentielle aux régionales.

«Au second tour, il y a la volonté que le Rassemblement national ne gagne jamais une région. On voit bien la marque satanique que représenterait une victoire du RN», a lancé le ministre de l’Intérieur pendant le meeting ayant réuni près d’une centaine de personnes.

L’expression utilisée n’a pas été appréciée par le vice-président du Rassemblement national.

«Après le RN à "chasser", Marine Le Pen "ennemie à abattre", voici la "marque satanique". Affolé par une déroute électorale imminente, ce gouvernement est devenu complètement fou! Jean Castex doit maintenant rappeler ses ministres à l'ordre et à la déontologie», a estimé Jordan Bardella sur Twitter.

Moins d’investissements?

En outre, Gérald Darmanin a envoyé une pique quant à de possibles effets négatifs de la victoire du RN sur les investissements:

«Ce serait aussi des investissements en moins dans cette région. Si un territoire est dirigé par un parti extrémiste, pensez-vous que les investisseurs étrangers viendront davantage? Non. Ils iront dans un endroit plus acceptable».

Tandis que le tour de France du Président se poursuit, les membres du gouvernement se déplacent dans les régions en renfort des candidats LREM. Dans le cadre de sa série de visites, Jean Castex prévoit de se rendre le 18 juin en Bourgogne-Franche-Comté. Florence Parly, Jean-Michel Blanquer ou encore Olivier Véran s’y étaient rendus dans le courant des dernières semaines, eux aussi afin d’apporter leur soutien à Denis Thuriot.

«Je connais bien Denis Thuriot», déclare à son propos Gérald Darmanin. «Je sais à quel point il est en lien direct avec la population, vu la façon dont il a été réélu à Nevers. Il arrive à convaincre, y compris des gens qui ne pensent pas comme lui. C’est cela que l’on demande à des élus locaux».

Des alliances pour battre le RN

Alors qu’en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Thierry Mariani est en tête des intentions de vote au premier et au second tour selon différents sondages, Jean Castex a annoncé un accord de principe entre LREM et le candidat LR de la région, Renaud Muselier, afin de battre le Rassemblement national.

Cette nouvelle a eu un retentissement national, entraînant même la démission de cadres du parti comme Estrosi.

En outre, le 10 juin, Pierre-Paul Léonelli, président du groupe de la majorité au Conseil régional PACA, n’a pas rejeté l’idée de s’allier avec la liste d'union de la gauche en cas de triangulaire au second tour.

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La République en Marche! (LREM), Rassemblement national (RN), Régionales 2021 en France, régionales, Gérald Darmanin, Bourgogne-Franche-Comté
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