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Des messages homophobes sont apparus à partir de fin mai sur des bâtiments publics de Saint-Denis, à La Réunion. Un ex-militaire quadragénaire a reconnu en avoir été l’auteur, incapable de tolérer la tenue d’une Gay Pride.

Un ancien militaire âgé de 47 ans sera jugé en septembre par le tribunal judiciaire pour avoir tagué plusieurs bâtiments publics de la commune de Saint-Denis, à La Réunion. Placé en garde à vue, il a avoué sa culpabilité, relate Ouest-France.

Le premier message haineux, associant l'homosexualité à la pédophilie et à la fornication, est apparu le 26 mai sur un panneau fixé sur les grilles de l’hôtel de ville. Trois jours plus tard, un tag similaire a été repéré sur un mur en face du théâtre du Grand Marché, d’autres étant ensuite vus sur les murs de toilettes publiques dans'un quartier périphérique et sur les parois d’un centre communal d’action sociale, énumère le média.

​Les enquêteurs se sont lancés à la recherche de l’auteur au lendemain de la découverte du premier tag, précise le site Clicanoo. Ils ont notamment analysé les images des caméras de surveillance qui le leur ont montré.

Il n’en pouvait plus

L’homme, ex-légionnaire puis portier de nuit dans une discothèque, déjà condamné pour des faits de violences, d’outrages et de rébellion contre les forces de l’ordre, a été interpellé deux semaines après, ajoute Ouest-France. Détestant la communauté homosexuelle depuis la légalisation du mariage pour tous, il a rapidement reconnu ses actes.

Il a dit avoir été particulièrement irrité par la tenue d’une Marche des visibilités LGBTQIA+ le 16 mai dernier à Saint-Denis, une première à La Réunion où, dans beaucoup de familles, l’homosexualité reste un sujet tabou, souligne Clicanoo. Ne pouvant plus la tolérer, il a exprimé sa haine par le biais des tags.

Il se déplaçait à bord de son fourgon où il habitait et dans lequel les policiers ont retrouvé le matériel utilisé, dont des pochoirs et de la peinture. L’expertise psychiatrique a conclu qu'il était responsable de ses actes et présentait une dangerosité avérée. 

Le délit d'injures homophobes est passible d'un an de prison. Son procès a été fixé au 2 septembre prochain, informe Clicanoo.

La communauté LGBTQIA+ de La Réunion a été indignée par ces inscriptions, ajoute Ouest-France.

La France métropolitaine n’est pas épargnée

Également fin mai, Harmonie Lecerf, adjointe à la mairie de Bordeaux, a reçu sur Facebook un message d'injures sexistes et homophobes, le premier depuis son élection. La femme avait déjà été ciblée sur les réseaux sociaux pendant la campagne des municipales en 2020, relate France 3. Elle a tout de suite porté plainte.

Selon l'article R625-8-1 du Code pénal, les injures non publiques à caractère sexiste ou homophobe sont punies par une amende de 1.500 euros et jusqu'à 3.000 euros en cas de récidive. L’article 621-1-1 du Code stipule de plus que l'outrage sexiste, c'est-à-dire le fait «d'imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante» est passible d'une amende de 750 euros au maximum.

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Tags:
homosexualité, La Réunion, homophobie
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