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Des listes portées par des personnalités hostiles aux restrictions sanitaires ou aux vaccins étaient présentes aux régionales. Elles ont cependant peiné à exister.

Moins remarquée que les revers LREM ou le relatif échec du RN, la difficulté des listes covido-sceptiques à émerger aux régionales a tout de même été perçue par quelques observateurs. La plupart de ces listes dites «citoyennes» n’ont pas passé la barre des 1%, rappelle ainsi l’essayiste Tristan Mendès France sur Twitter.

Parmi les candidatures les plus en vues figurait celle d’Un Nôtre Monde, portée en particulier par la naturopathe Linda Rigaudeau en Pays de la Loire. Cette dernière avait notamment demandé un référendum sur la question du port du masque et des vaccins, lors d’un récent entretien au Maine Libre.

La liste avait en outre reçu le soutien du collectif Réinfo Covid et de son fondateur controversé Louis Fouché. Cet anesthésiste-réanimateur avait dénoncé le rôle de certains «multimilliardaires» durant la pandémie dans un entretien à FranceSoir, il y a quelques mois. Il s’était en particulier ému de la possibilité de voir Bill Gates «décider de la politique sanitaire d’un État».

Le controversé médecin avait également appelé à «explorer» l’hypothèse d’un «virus synthétique» apparu en laboratoire. Une théorie d’ailleurs récemment revenue sur le devant de la scène, après les révélations du Wall Street Journal affirmant que trois chercheurs de l’Institut de virologie de Wuhan présentaient des symptômes comparables à ceux du Covid-19 dès novembre 2019.

Un Nôtre Monde a finalement plafonné à 0,6% en Pays de Loire, à 0,5% en Bretagne et à 0,25% en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

«La communauté scientifique, on s’en fout»

D’autres listes partageant une proximité avec Réinfo Covid, sans pouvoir se targuer de son soutien, était également en lice, comme Union Essentielle et France Démocratie Directe. Lionel Brot, candidat pour cette dernière en Île-de-France, s’était fait remarquer pour son scepticisme vis-à-vis de la communauté scientifique, dans un récent entretien au Parisien.

«Le verdict de la communauté scientifique, je crois qu’on s’en fout. On s’en fout parce qu’on est dans un pays où les autorités se comportent de telle sorte qu’elles ne sont plus crédibles», avait-il ainsi affirmé à propos des vaccins.

Un discours qui n’a guère convaincu les électeurs, Lionel Brot récoltant finalement 0,6% des suffrages dans sa région.

Les théories covido-sceptiques ont vu le jour dès les prémices de la pandémie, certains doutant d’abord du sérieux de l’épidémie et l’assimilant parfois à une simple «grippette». L’hostilité aux restrictions sanitaires est par la suite apparue, notamment au sujet des masques. L’arrivée des vaccins a également entraîné plusieurs réactions de rejet, en particulier concernant le sérum d’AstraZeneca, suspecté d’avoir causé des cas de thromboses.

En novembre 2020, le film Hold Up, accusé par certains de véhiculer des théories du complot, avait polarisé une partie de ces idées covido-sceptiques.

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Tags:
anti-vaccins, complotisme, Régionales 2021 en France, Covid-19
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