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Pétards, feux d’artifice, fumigènes… Des supporters ont été dispersés par les forces de l’ordre dans certaines villes après le match nul entre le Portugal et la France. La police a évacué des groupes, car les rassemblements de plus de 10 personnes sont toujours interdits.

Après que les Bleus ont fait match nul (2-2) face au Portugal le 23 juin à Budapest, des incidents et des tensions ont été signalés dans certaines villes françaises. Malgré la fin du couvre-feu, les rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique restent interdits jusqu’à nouvel ordre, mais peu ont suivi cette règle.

Un journaliste de Sputnik à Paris a filmé des dizaines de voitures de police sur les Champs-Élysées alors que des Français fêtaient leur première place dans le groupe.

Un important dispositif de police a été déployé sur place.

Lors de ces tensions sur les Champs-Élysées, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, brisant ainsi la vitre d’un véhicule.

Certains passagers de voitures klaxonnant ont été sortis par les policiers.

Situation à Grenoble

De même, à Grenoble, un rassemblement de plusieurs centaines de personnes s’est formé sur le cours Jean-Jaurès vers 23h30, rapporte Le Dauphiné libéré.

Un important dispositif était alors présent sur place. Selon le quotidien, plusieurs poubelles étaient en feu.

Les forces de l’ordre sont arrivées pour disperser les fauteurs de troubles en tirant des grenades lacrymogènes depuis l’avenue Alsace-Lorraine. Les sapeurs-pompiers ont réussi à étouffer l’incendie.

Une unité de CRS est aussi intervenue sur le cours Jean-Jaurès pour repousser les groupes vers le cours de la Libération.

Un peu plus tard, de nouveaux lacrymogènes ont été lancés sur le cours Jean-Jaurès à l’intersection du boulevard Joseph-Vallier.

Vers 0h35, d’autres personnes ont été dispersées et le retour à la normale a été établi dans le centre-ville.

En outre, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés pour fêter la première place de la France au centre-ville d’Annecy, relate Le Dauphiné libéré. Ils ont été suivis de loin par de petits groupes de policiers.

La foule, massée des deux côtés du canal du Vassé, hurlait, chantait La Marseillaise et faisait exploser des pétards. Les fêtards sautaient à l’eau et investissaient les barques de location.

Comme le précise la radio locale H2O, une compagnie de CRS a été mobilisée pour assurer le calme.

Vente d’alcool interdite

Pourtant, le maire d’Annecy François Astorg, en concertation avec le préfet de Haute-Savoie Alain Espinasse, avait interdit la vente d’alcool à emporter les soirs de matchs «afin de prévenir tout trouble à l’ordre public à venir», selon un communiqué publié sur le site de la ville.

Cependant, la situation a dégénéré avec des poubelles renversées et des jets de bouteilles et de pierres sur les forces de l’ordre.

Le média indique que les heurts se sont déroulés pendant une trentaine de minutes et a fait état de plusieurs interpellations. Mais aucun blessé n’est à déplorer, d’après la radio.

À Nancy également, la fête s’est terminée dans des nuages de gaz lacrymogène, utilisé par les policiers pour évacuer la place Stanislas où de nombreux supporters se sont réunis, précise le site Actu.

Les fêtards ont grimpé sur une statue pour hurler, chanter la Marseillaise et déployer des drapeaux.

Les supporters ont aussi fait usage de feux d’artifice, de pétards et de fumigènes, selon l’Est républicain.

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police, feu d'artifice, gaz lacrymogènes, tensions, match, Portugal, Euro 2020, football, France
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