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Ce mardi 6 juillet au soir, lors de la réunion du bureau politique des Républicains, Christian Jacob doit annoncer la rétrogradation de son numéro deux Guillaume Peltier. Selon les médias, la raison en tient à ses propos en faveur du maire de Béziers RN Robert Ménard, et d’une «justice exceptionnelle» à l’encontre des individus radicalisés.

Le numéro deux des Républicains Guillaume Peltier sera évincé de son poste mardi 6 juillet pendant un bureau politique. D’après L’Opinion, Christian Jacob l’a informé ce week-end. Les avis qu’il a émis le 30 mai lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, en pleine campagne des régionales, ont déclenché la colère du parti.

Deux jours après l’agression de la policière près de Nantes, il avait proposé de créer une «justice exceptionnelle», «sans appel possible», «le rétablissement de la Cour de sûreté de la République», instaurée en 1963 par le général de Gaulle, pour condamner les individus radicalisés «sur la base de soupçons avérés».

Toujours sur le plateau du Grand Jury, il avait avoué partager «les mêmes convictions» que Robert Ménard et s’était dit prêt à «échanger, discuter, travailler» avec ce dernier.

Comme l’a précisé L’Opinion, Guillaume Peltier demeurera chez LR mais avec le titre de vice-président qu’il partagera avec huit autres élus du parti.

Soutien à Xavier Bertrand

La rétrogradation a été annoncée un jour après qu’il a officialisé son soutien à Xavier Bertrand pour la présidentielle de 2022. Cependant, comme l’a appris RTL rue de Vaugirard, ses propos en faveur du président des Hauts-de-France qui a quitté LR en 2017 n’ont rien à voir avec la mesure prise à son encontre.

M. Peltier a déclaré lundi au Parisien qu’il avait décidé de «montrer l’exemple», de renoncer lui-même à toute participation à une primaire «en soutenant avec force» Хavier Bertrand, «le seul capable de battre Emmanuel Macron et de faire gagner la droite».

Il faut rappeler que Хavier Bertrand ne partageait pas à l’époque la position de «son ami» vis-à-vis de la Cour de sûreté et de Robert Ménard. «Il fait mauvaise route», avait-il annoncé sur RTL.

La droite et le centre veulent une primaire

Commentant l’attitude de Guillaume Peltier envers Xavier Bertrand sur Europe 1, Olivier Marleix, vice-président des Républicains, l’a qualifiée de «respectable» mais que c’était «un choix personnel» alors que le parti est «riche, selon lui, d'autres candidats potentiels».

Toujours lundi, Valérie Pécresse (ex-LR), Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, ainsi que le patron des Centristes Hervé Morin, ont publié dans Le Figaro une tribune commune pour réclamer «dès que possible» l’organisation soit d'une primaire, à savoir «un vote populaire, le plus large possible, ouvert à tous les sympathisants de la droite et du centre». Ils appellent à ne pas faire confiance à des sondages, «dont la fiabilité est plus que jamais mise en doute».

Faisant allusion à Xavier Bertrand, ils ont souligné que «l'homme ou la femme providentiel que certains espéraient ne s'est pas imposé». Selon un récent sondage d’Ifop pour Le Figaro et LCI, il est crédité de 18% des intentions de vote et reste derrière Emmanuel Macron (24%) et Marine Le Pen (26%) mais devant Valérie Pécresse (14%) ainsi que Laurent Wauquiez (13%).

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France, républicains, Guillaume Peltier, Robert Ménard
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