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La rédaction de L’Obs s’est vu reprocher son absence de mixité ethnique, après avoir posé sur une photo de groupe. Le journal Libération avait déjà essuyé de semblables critiques.

Après les décomptes de personnes de couleur dans les orchestres philharmoniques, dans les castings de films hollywoodiens ou dans les administrations, voici que les rédactions de journaux sont à leur tour passées à la loupe.

L’hebdomadaire L’Obs l’a appris à ses dépens, suite à la publication d’une photo de groupe sur Twitter. Postée par le journaliste Pascal Riché, l’image montre plusieurs membres du magazine prendre la pose, flûte de champagne à la main, sur fond de Seine.

L’homogénéité ethnique de l’équipe, composée quasi exclusivement de femmes et d’hommes blancs, a été pointée du doigt par plusieurs internautes.

Certains se sont demandés si l’hebdomadaire n’avait pas remis au goût du jour les contrôles aux faciès.

D’autres n’ont pas manqué de rappeler que L’Obs signait régulièrement des articles en faveur de la diversité, par exemple dans les séries françaises.

Le journaliste et militant antiraciste Taha Bouhafs a pour sa part ironisé sur une «réunion non-mixte», soulignant que l’hebdomadaire avait là encore pris parti sur la question.

Un autre internaute rappelle la ligne éditoriale de L’Obs, hebdomadaire fondé par Jean Daniel et souvent classé à gauche.

Le précédent Libération

Ce n’est pas la première fois qu’un média connu pour son progressisme et favorable au brassage ethnique se voit ainsi reprocher un manque de diversité dans ses rangs. En 2015, le journal Libération avait déjà déclenché un salve de moqueries, là encore par la publication d’une photo de sa rédaction, essentiellement blanche.

Face aux critiques, le quotidien avait fini par se justifier en 2018, au détour d’un article de Cédric Mathiot. Celui-ci concédait que pendant des années la «rédaction écrivante» de Libé n’avait été composée «que de personnes "perçues comme blanches"». Un seul pigiste d’origine magrébine était d’ailleurs présent au sein de la rédaction en 2015.

«Les choses ont un peu changé», affirmait cependant Cédric Mathiot dans son article de 2018, saluant la politique de «discrimination positive» mise en place par Johan Hufnagel, ancien directeur des rédactions de Libération. Ce dernier avait notamment déclaré «qu’entre deux personnes de même compétence» il préférerait prendre «une femme noire», lors de ces derniers mois à la tête du quotidien.

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Tags:
progressistes, Blancs, presse, Nouvel Observateur, racisme
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