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Le directeur général de l’Agence régionale de santé Île-de-France, Aurélien Rousseau, a annoncé sa volonté de partir, évoquant sur Franceinfo une épidémie qui l’a «mis à rude épreuve». Face à la menace du variant Delta sur son département plus touché que les autres, il multiplie les appels à la vaccination.

«Je dois reprendre un peu mon souffle après des mois d'une intensité inouïe qui m'ont mis à rude épreuve», annonce mercredi auprès de Franceinfo Aurélien Rousseau, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France. Sur ses trois années d’activité, la moitié a été consacrée par l’épidémie. Il a demandé au gouvernement de le décharger de ses fonctions.

En effet, la décision ne revient pas à lui seul. Elle sera prise en Conseil des ministres «à la fin du mois, si d’ici là tout ne vire pas au rouge», précise-t-il. Le haut fonctionnaire compte revenir au Conseil d’État, où il avait démarré sa carrière. Aucun nom pour le succéder à la tête de l’ARS n’a encore été cité.

Aurélien Rousseau a en tout cas déjà annoncé son départ à ses équipes dans un courriel relayé par Le Parisien, mettant l’accent sur son épuisement personnel. «Trois ans, c’est court, mais pour le coup, certaines années comptent double, voire triple!», confie-t-il. «Vous quitter m’emplit d’une très grande tristesse. Mais il faut aussi savoir entendre les petits signaux, ne pas se croire à l’abri des ennuis de santé.»

Réactions

Dans le quotidien francilien, les éloges sont quasiment unanimes quant au bilan de l’énarque, en particulier sur les 18 derniers mois. «Le bon mec au bon moment sur la crise du Covid […]. Il s’est démené comme un fou pour trouver des doses», souligne l’un de ses pairs. «Je lui tire mon chapeau, car il a tenu la barre», juge un professionnel de santé pour qui le système actuel est «bien trop complexe».

«Il a fait un gros job, toujours promoteur de bonnes idées dans le partenariat, il ne s’est pas conduit comme un bureaucrate malgré les injonctions et contre-injonctions du ministère de la Santé», commente Valérie Pécresse, tout juste réélue à la présidence du conseil régional.

Seule ombre au tableau, son «absence de considération à l’égard des instances de santé», voire son «autoritarisme», d’après un membre d’un conseil territorial de santé.

Variant Delta

Pour ses potentielles dernières semaines à l’ARS, M.Rousseau a désigné sa plus grande préoccupation: le variant Delta. Fin juin, il alertait sur le fait que ce dernier représentait «21,4% des contaminations» en Île-de-France, soit légèrement au-dessus de la moyenne nationale. Les dernières données de Santé publique France placent désormais ce chiffre à 55,4%. Le variant est également majoritaire en Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne et Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Pour la région francilienne comme ailleurs, la stratégie pour éviter une quatrième vague reste la vaccination. «Une chose est sûre, plus on se vaccinera, plus les conséquences seront maîtrisables. Et c’est chez les 20-30 ans que les contaminations explosent. Les doses sont là. Allons-y», insiste sur Twitter le directeur de l’ARS, dont la région a dépassé mardi le cap des 10 millions d’injections.

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Tags:
variant Delta du Covid-19, Île-de-France, Agence régionale de santé (ARS), fonction publique, vaccination
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