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Alors que les membres de l’opposition critiquent violemment l’extension du pass sanitaire et mettent en garde contre la «dictature», un membre du gouvernement a qualifié auprès du Figaro de «couillons» les Français qui disent non au vaccin et a promis de ne pas fermer les frontières à cause d’eux.

Se sentir un paria en raison du refus de se faire vacciner, et cela à la veille du 14 juillet? Il suffit de lire pour cela l’article publié hier par Le Figaro et consacré aux mesures sanitaires annoncées par le Président.

Le quotidien cite «un ministre de premier plan», sans dévoiler son nom, qui critique les Français refusant de se faire immuniser.

«On ne va pas fermer le pays parce que des couillons ne veulent pas se faire vacciner. Au bout d’un moment, ras-le-bol», assène-t-il.

Une déclaration qui s’inscrit dans la stratégie annoncée par le Président: «faire porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous».

La réaction de l’opposition

Suite à l’allocution d’Emmanuel Macron, certains leadeurs de l’opposition l’ont critiqué pour avoir porté atteinte aux valeurs républicaines. Ainsi le chef de Debout la France l’a blâmé pour «dresser les Français les uns contre les autres» et pour vouloir «créer le clivage».

«Le pass sanitaire étendu, c’est une contrainte insidieuse à la vaccination obligatoire, d’autant plus pernicieuse qu’elle dresse une inégalité entre citoyens, alimente une défiance, divise les Français», a écrit Nicolas Dupont-Aignan dans une pétition.

Pour Florian Philippot, chef des Patriotes, la Liberté et l’Égalité ont été «piétinées» par «une dictature violente» qui a recours «au pass sanitaire» lequel est, selon lui, un «outil d’apartheid».

Les demandes de rendez-vous explosent sur Doctolib

Quoi qu’il en soit les Français semblent avoir entendu l’appel de Macron.

Sur Doctolib, le nombre de rendez-vous de vaccination pris les 12 et 13 juillet a explosé pour atteindre au total plus de 2.232.000. Stanislas Niox-Chateau, le cofondateur du site, a expliqué à Europe 1 qu’il y avait eu «20.000 rendez-vous par minute de pris, soit 60 fois plus qu'avant les annonces du Président».

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Tags:
France, vaccin, vaccination
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