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Marion Maréchal s’est montrée critique vis-à-vis du pass sanitaire, dans un entretien à Valeurs actuelles. L’ancienne députée s’inquiète d’une dérive autoritaire du gouvernement et d’une montée des discours haineux.

Déjà décrié par de nombreuses personnalités politiques et lors de récentes manifestations, le pass sanitaire a trouvé une nouvelle opposante en la personne de Marion Maréchal. L’ancienne députée RN s’est dite «résolument opposée» à son instauration, dans un entretien accordé à Valeurs actuelles.

La nièce de Marine Le Pen, sans marquer d’hostilité franche envers les vaccins, s’inquiète du modèle de société qui affleure derrière le pass sanitaire. Elle dit craindre l’avènement d’une «société de défiance et de contrôle» où «la culpabilisation et la délation» deviendraient la norme.

Celle qui fut la plus jeune députée de l’histoire accuse le gouvernement de labourer le même sillon que les régimes autoritaires chinois ou pakistanais, en vue de «rendre la vie impossible aux non-vaccinés».

«Quand on est prêt à mettre au ban de la société des enfants dès 12 ans parce qu’ils ne sont pas vaccinés contre une maladie totalement inoffensive pour eux, oui je pense que l’on peut parler de basculement […] Il y a une dérive évidente, avec une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir», déclare ainsi Marion Maréchal à Valeurs actuelles.

Depuis les nouvelles mesures annoncées par Emmanuel Macron, plusieurs membres du gouvernement se sont défendus de vouloir attenter aux libertés individuelles, balayant les accusations d’autoritarisme. Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, avait ainsi raillé ceux qui employaient le terme de «dictature», déclarant sur France info qu’il aimerait voir «beaucoup de dictatures comme la France dans le monde».

Le Président lui-même a déploré l’«utilisation politique» de ce mot, fustigeant le «cynisme» de ceux qui l’employaient, au détour d’une visite sur le Tour de France.

Une Nation de «contrôleurs sanitaires»?

Sur un plan plus pratique, Marion Maréchal déplore que le gouvernement fasse peser sur les Français eux-mêmes la responsabilité des contrôles sanitaires. Ce 13 juillet, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait en effet souligné qu’il reviendrait aux employeurs de contrôler le pass de leurs salariés, dans la restauration ou dans le milieu hospitalier.

Plusieurs syndicats de police ont pour leur part marqué une réticence à effectuer de tels contrôles, qu’ils estiment éloignés de leurs missions premières. Un rôle de «contrôleur sanitaire» en suspens donc, qui agace Marion Maréchal.

«Est-ce le rôle des commerçants, des restaurateurs, des directeurs de théâtre et de cinéma de vérifier les données de santé de la population? […] Rendons-nous compte que demain un restaurateur qui ne vérifiera pas le pass sanitaire risquera 45.000 euros d’amende et un an de prison, un an de prison […] Nous sommes chez les fous!», a ainsi déclaré l’ancienne députée à Valeurs actuelles.

La haine, «une constante sous le macronisme»

Plus généralement, Marion Maréchal a déploré une hystérisation des débats autour de la pandémie et de la vaccination. Elle dénonce «la surenchère et la violence» de certains responsables politiques.

«Le basculement, c’est aussi la haine que l’on voit poindre, qui est quasiment une constante sous le macronisme […] Une partie de la société se sentant supérieure, éclairée, morale, n’hésite plus à se montrer extrêmement agressive et sectaire dans le débat public ou sur les réseaux sociaux», déplore ainsi l’ancienne élue du Vaucluse.

Marion Maréchal a notamment pointé du doigt de récents propos de Jean-Christophe Lagarde. Au micro de CNews, le président de l’UDI s’était demandé s’il «fallait payer des réanimations à des gens qui ont refusé de se protéger», ce 13 juillet.

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Tags:
Marion Maréchal-Le Pen, Covid-19, vaccination, dérives autoritaires
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