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Plusieurs rassemblements pour protester contre l’extension du pass sanitaire se sont déroulés ce 17 juillet. Certains politiques ont manifesté leur soutien au mouvement.

Alors que le gouvernement est accusé par certains de vouloir restreindre les libertés individuelles en imposant le pass sanitaire, des manifestations contre son instauration ont eu lieu dans plusieurs grandes villes. Le mouvement avait déjà été amorcé le 14 juillet.

À Nice, plusieurs centaines de personnes ont ainsi arpenté la vieille ville puis la place Garibaldi, scandant «Liberté!» ou exprimant leur soutien aux soignants, désormais concernés par l’obligation vaccinale, rapporte France Bleu.

Les contestataires ont même reçu les encouragements insolites d’un prêtre.

Des scènes semblables se sont déroulées à Lille, où plusieurs centaines de manifestants se sont également mobilisées. Ils étaient 500 à midi place de la République, pour dénoncer «toutes les mesures liberticides», selon La Voix du Nord.

La mobilisation a été particulièrement marquée dans plusieurs villes du Sud, comme Perpignan, Pau ou Aix-en Provence. À Narbonne les manifestants se sont rendus devant le centre hospitalier pour acclamer les soignants, qui se sont mis aux fenêtres pour répondre à leur applaudissements, comme le montre une vidéo d’un journaliste de L'Indépendant.

À Toulouse, les mobilisations ont rassemblé environ 3.000 personnes, alors qu’à Lyon comme à Dijon les forces de l’ordre ont dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Dans la capitale des Gaules, où la manifestation n’avait pas été autorisée, neuf personnes ont également été interpellées, selon l’AFP.

Le mouvement s’est également exporté Outre-mer, comme à Saint-Paul de La Réunion. Les manifestants y protestaient contre le pass sanitaire, mais aussi contre le retour du couvre-feu. Ce 13 juillet, les autorités ont en effet restauré l’état d’urgence pour la Martinique et La Réunion, remettant au goût du jour le système des attestations et l’interdiction de sortie après 23h.

Au total, ces manifestations ont rassemblé près de 114.000 personnes, dont 18.000 à Paris, a annoncé le ministère de l'Intérieur.

Des politiques s’engagent

Alors que d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, des personnalités se sont élevées contre l’extension du pass sanitaire, certaines d’entre elles ont fait le choix d’accompagner les mouvements de protestations.

À Lille, François Asselineau a ainsi été vu marcher avec les manifestants. Le président de l’UPR a plus tard expliqué sa prise de position, déclarant craindre une «société de surveillance généralisée».

Chez Les Patriotes, le président Florian Phillipot a également appelé à protester à Paris contre le «pass de la honte», ajoutant qu’il manifesterait du côté du Palais Royal.

Le député Nicolas Dupont-Aignan s’est pour sa part dit prêt à «résister de toutes ses forces» au pass sanitaire, à l’Assemblée comme dans la rue, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Le président de Debout la France a accusé Emmanuel Macron de vouloir «marquer le cou de chaque Français par une laisse, la laisse vaccinale», faisant référence à la fable de La Fontaine Le Loup et le Chien.

Le 14 juillet, de semblables manifestations avaient déjà eu lieu dans plusieurs métropoles, causant quelques débordements. À Annecy, un groupe d’individus avaient notamment forcé l’enceinte de la préfecture de Haute-Savoie. Un acte condamné par le ministre de l’Intérieur.

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François Asselineau, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, anti-vaccins, manifestation, Covid-19
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