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Dans une interview au Parisien, Gabriel Attal critique une nouvelle fois les «anti-vaccins» qui sont descendus dans les rues ce samedi et les exhorte à se faire vacciner.

Après une manifestation qui a connu un succès phénoménal par son nombre de participants dans toute la France, voilà des propos qui pourraient bien faire brûler encore plus le torchon entre les opposants au vaccin et le gouvernement.

Dans une interview accordée au Parisien ce samedi, Gabriel Attal a une nouvelle fois fustigé les Français qui ont pris part à la manifestation de samedi contre le pass sanitaire en les qualifiant de «frange capricieuse et défaitiste, très minoritaire, qui se satisferait bien de rester dans le chaos et l’inactivité».

Il ajoute que cette partie de la population est largement minoritaire, ce que n’ont pas l’air de montrer les chiffres et les images de la dernière mobilisation, de la même manière que les médias mainstream traditionnels ont largement sous-estimé le nombre de participants.

Face à ces manifestants, il oppose ce qu’il appelle la majorité d’une «France laborieuse et volontariste, qui veut mettre le virus derrière elle et travailler». Si la comparaison peut sembler douteuse au premier abord, on peut légitimement dire que les Français veulent naturellement sortir de la crise sanitaire qui secoue le monde depuis un an et demi. Cependant c’est la question de la vaccination qui crispe le débat.

Il exhorte par ailleurs les personnes vaccinées à inciter les non-vaccinés à se rendre à un centre de vaccination pour recevoir à leur tour une dose de vaccin. Enfin, il ajoute que le choix des non-vaccinés ne doit pas peser sur celui des vaccinés.

Pourquoi le gouvernement veut-il jouer la montre?

Ces propos font écho à l’allocution télévisée du chef de l’État le 12 juillet qui par ailleurs est à l’origine de la mobilisation du 17 juillet. Dans son discours, Emmanuel Macron a affirmé que la réforme des retraites ne serait pas mise en œuvre tant que la situation sanitaire ne sera pas stabilisée. Et pour obtenir cette stabilisation de la situation, le gouvernement mise logiquement tout sur la vaccination massive de la population.

Oui, mais voilà, les Français ne l’entendent pas de cette oreille et le problème est là pour le gouvernement. L’exécutif est pressé par le temps de son côté, la présidentielle se déroulant en avril 2022, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour mettre en place cette réforme des retraites suspendue à cause de la pandémie de Covid-19 depuis l’an dernier.

De plus, Matignon sait très bien que cette réforme des retraites donnera lieu à des blocages et des manifestations supplémentaires qui retarderont encore le passage de cette réforme.

Enfin, le pouvoir sait parfaitement que promulguer une réforme pareille qui est impopulaire aux yeux des Français en plus de celle de l’assurance chômage qui entrera en vigueur au 1er octobre constitue un mauvais timing en pleine période électorale, qui plus est quand on a besoin de rassembler un maximum d’électeurs autour de son camp en vue d’une échéance électorale importante qui décide de la destinée de l’Hexagone pour les cinq prochaines années.

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Covid-19, anti-vaccins, vaccin, vaccination, Gabriel Attal
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