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En dépit de l’interdiction préfectorale, une rave party a débuté en Lozère dans la nuit du 16 au 17 juillet. Après avoir refusé de mettre un terme à la fête, les organisateurs ont annoncé quitter les lieux au plus tard lundi. Les forces de l’ordre encadrent le rassemblement.

Alors que les discothèques ont pu rouvrir dans le respect des mesures sanitaires, le phénomène des raves partys persiste. Ces événements sont parfois organisés en dépit des interdictions imposées par les autorités locales. C’est le cas d’une fête sauvage réunissant actuellement 500 personnes en Lozère.

Les fêtards se sont rassemblés dans la nuit du 16 au 17 juillet près du parc éolien de Chasseradès et ont refusé de quitter les lieux, rapporte Midi libre.

La gendarmerie a déployé ses effectifs et un hélicoptère pour survoler la zone. Le maire de la commune a demandé à des agriculteurs de creuser des tranchées sur trois des quatre côtés pour empêcher d’autres personnes de rejoindre la rave party, indique France 3.

Les forces de l’ordre contrôlent l’entrée du site et n’attestent que d’une légère augmentation du nombre de participants. Pour l’heure, aucune plainte contre la fête qui «ne cause pas de nuisances» n’a été signalée, a fait savoir un lieutenant-colonel de la gendarmerie cité par Midi libre.

Les pompiers sont également intervenus. Ils estiment que «le risque principal est sanitaire comme il y a de la consommation d’alcool et de stupéfiants».

Les fêtards ont promis de terminer la fête au plus tard lundi pour nettoyer, selon les informations du quotidien.

Des fêtes sauvages interdites ou marquées par des heurts

Ces dernières semaines, le phénomène des fêtes sauvages touche de nombreuses régions, les discothèques ayant été en arrêt total depuis 16 mois. Outre cette fête lozérienne, tout «rassemblement festif à caractère musical» a été interdit en Bretagne entre les 16 et 19 juillet par les préfets du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan et des Côtes-d'Armor.

En cause, les «risques sanitaires que représentent ces regroupements qui n'ont fait l'objet d'aucune déclaration préalable», ainsi que ceux «de trouble à l’ordre public».

Le week-end dernier, au moins deux raves partys avaient été organisées dans la région nantaise, l’une d’elles ayant été marquée par des affrontements entre participants et forces de l’ordre.

Fin juin, la rave party organisée en hommage au jeune Steve Maia Caniço, mort à Nantes lors de la Fête de la musique 2019, a dégénéré en violents heurts entre les participants et les forces de l’ordre à Redon en Ille-et-Vilaine. Ces dernières ont dû recourir aux LBD et gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Plusieurs agents ont été blessés, alors qu’un jeune de 22 ans a eu la main arrachée.

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Tags:
fête, discothèque, gendarmes, Occitanie, interdiction
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