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L'accélération de la campagne de vaccination contre le COVID-19 ne suffira pas à endiguer la quatrième vague épidémique et n'empêchera pas un nouvel afflux de patients dans les hôpitaux à partir de la mi-août, a déclaré jeudi Jean-François Delfraissy, en appelant les Français à respecter à nouveau les gestes barrières.

"On a beaucoup parlé de vaccination (...) mais ça ne va pas changer fondamentalement la réponse à la quatrième vague là, dans les semaines qui viennent", a expliqué le président du Conseil scientifique, lors d'une audition devant la commission des Affaires sociales du Sénat.

Même si l'impact sur le système de soins français - et sa capacité à faire face à cette quatrième vague - ne se fera probablement sentir que "dans la deuxième quinzaine du mois d'août", "on va se trouver dans une situation complexe, très complexe", a-t-il prévenu.

Face à une accélération sans précédent des contaminations ces derniers jours, alimentée par le variant Delta du coronavirus SARS-CoV-2 (initialement découvert en Inde et particulièrement contagieux), le gouvernement a opté pour une stratégie reposant sur l'élargissement du recours au "pass sanitaire" et l'intensification de la vaccination.

Mais faute d'une couverture vaccinale suffisante (avec 47,2% de la population totale intégralement vaccinée selon le dernier bilan disponible) et au vu des délais séparant la première injection du moment où le vaccin exerce son effet protecteur (un mois dans le meilleur des cas, variable en fonction de vaccins), ce levier ne sera pas suffisant pour contenir cette nouvelle flambée des contaminations.

"La réponse à la quatrième vague, elle va s'appuyer sur une augmentation de la vaccination, (...) elle va s'appuyer sur l'utilisation du pass sanitaire, (...) mais elle va s'appuyer aussi sur (...) revenir aux gestes barrière simples, individuels" qui ont été quasiment abandonnés, a dit le Pr Jean-François Delfraissy.
"Les petits gestes au niveau individuel vont être fondamentaux pour notre population durant les semaines qui viennent. Ce n'est pas que les vaccins", a-t-il insisté en expliquant que "notre capacité non pas à arrêter la vague mais à limiter l'impact sur le système de soins, elle est entre nos mains".

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