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Ni un événement ni une déclaration, mais une simple date qui secoue les réseaux sociaux: celle du 20 janvier 2020. Et même si elle n’a rien de mystique, elle semble faire le bonheur de certains, avant tout des complotistes.

Une internaute a filmé dans la rue une affiche qui explique ce qu’est le pass sanitaire dont l’extension a été validée ce jeudi par le Conseil constitutionnel. Placardée sur une palissade en bambou, la feuille en question explique en quoi consiste ce fameux document et cite les trois options possibles: une preuve de vaccination, un test de dépistage négatif ou un certificat de rétablissement du Covid-19.

«Avant même la première vague ils avaient déjà fait leurs affiches […]. Ils avaient prévu tout ça, en 2020 déjà»

En effet, la date du 20 janvier 2020 mentionnée dans un coin de l’affiche est antérieure tant à la première vague de la maladie qu’au premier confinement.

«Le scoop du siècle»

Pour certains internautes, ces affiches antidatées prouvent que l’épidémie et l’introduction du pass sanitaire étaient prévues.

«Affiche pour le pass sanitaire éditée en janvier 2020»

«Le scoop du siècle»

«Mensonge d’État»

«Tout était prévu […]. Cette "plandémie" était prévue»

L’affiche antidatée a déjà fait son apparition dans les pages de France Bleu pour accompagner un article du 21 juillet, le jour même où le pass devenait obligatoire dans les lieux de loisirs et de culture qui reçoivent plus de 50 personnes.

Elle est d’ailleurs bien réelle et figure toujours sur le site du ministère de la Culture.

Explications

CheckNews de Libération s’est saisi de l’affaire.

Si la date qui apparaît sur le document cite janvier 2020, c’est parce que les services du gouvernement ont réutilisé de précédentes affiches en guise de gabarit.

«Il s’agit d’une erreur liée à l’utilisation d’un ancien gabarit correspondant à une affiche sur les gestes barrières. Aujourd’hui tous les éléments sur le site internet du gouvernement sont actualisés», a déclaré au journal Matignon.

La date figurant en bas à gauche doit normalement être celle de la création du document. Mais celle-ci était erronée à cause d’une «faute de frappe».

«Le copyright sur l’affiche des gestes barrières devait être “20 janvier 2021” et non “20 janvier 2020”», explique le cabinet du Premier ministre, invoquant «l’erreur humaine».

Le 20 janvier 2020

Ce jour-là, la maladie ne faisait que commencer à se propager: les médias signalaient «un troisième mort» en Chine «d’un mystérieux virus apparu le mois dernier» et annonçaient que le nouveau virus était transmissible entre humains, tandis que l’Inserm déclarait que le Covid-19 représentait «une menace importante et urgente pour la santé mondiale».

Les trois premiers cas reconnus officiellement en France à partir de la connaissance de la maladie datent du 24 janvier 2020. Il s’agissait d’un Français d’origine chinoise et de deux touristes chinois ayant séjourné à Wuhan, foyer d’origine du virus en Chine. Ce sont également les trois premiers cas de coronavirus en Europe.

 

 

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Tags:
passeport sanitaire, réseaux sociaux, affiches
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