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«Du bétail», «la même procédure que les étiquettes épinglées aux oreilles des veaux»: les bracelets bleus utilisés pour distinguer les usagers en possession d’un pass sanitaire des autres a suscité l'indignation.

Les passagers d'un quart des trains longue distance doivent faire lundi l'objet d'un contrôle de leur pass sanitaire, a affirmé le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, rappelant qu'il était conçu pour «inciter les Français à se faire vacciner».

«Aujourd'hui, c'est environ un quart des trains qui vont être contrôlés à l'échelle du pays», a déclaré le ministre à la presse lors d'une visite en gare de Lyon à Paris.

Le pass sanitaire -preuve d'une vaccination complète, d'un test négatif de moins de 72 heures ou du rétablissement du malade depuis moins de six mois- est désormais exigé pour monter à bord des trains Intercités et des TGV, mais pas pour les TER et trains de banlieue parisienne.

Les contrôles «seront massifs, ils ne seront pas systématiques parce nous avons 400.000 voyageurs par jour dans les trains, pour ne parler que des trains, et c'est donc tout à fait impossible de contrôler tout le monde en tous points», a-t-il affirmé, promettant une semaine de rôdage.

«Les choses se déroulent bien», a-t-il estimé, citant le cas d'un train de plusieurs centaines de passagers pour lequel trois personnes se sont vu refuser l'embarquement.

«Deux ont été dirigées vers une pharmacie amie qui a pu réaliser les tests et les personnes ont pu échanger leur billet et reprendre un train plus tard, et la troisième personne a choisi de se faire rembourser le billet», a-t-il relaté.

Les contrôles pourront être mis en place «à l'abord des quais», être effectués à bord des trains ou à l'arrivée. Les contrevenants encourent une amende forfaitaire de 135 euros.

Les bracelets qui font débat

Pour fluidifier les contrôles, en gare de Lyon, des personnes vêtues d'un gilet bleu vérifiaient lundi matin le pass sanitaire avant de mettre un bracelet en papier bleu au poignet des passagers contrôlés.

Ce «dispositif de pré-enregistrement» doit s'accompagner d'ici septembre d'un autre «sous format digital» similaire à celui des aéroports, selon le ministre.

L’initiative n’a pourtant pas plu à tout le monde. Sur Twitter, Florian Philippot et François Asselineau se sont érigés contre ces accessoires qui marquent, selon eux, les citoyens comme «du bétail».

«L'objectif du pass sanitaire dans les transports, c'est l'incitation à la vaccination et la préservation de la liberté», a auparavant affirmé M.Djebbari sur France Inter.

Pour autant, certains ne sont pas d’accord avec le ministre.

«Cette nouvelle procédure doit susciter l'adhésion, on l'a vu pour le port du masque, on avait fait de la même façon une semaine de rodage et honnêtement ça s'était très bien passé, on avait 95% des usagers du train qui avaient bien porté le masque tout de suite», a-t-il expliqué.

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Tags:
passeport sanitaire, SNCF, vaccination
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