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Appliquée à partir de l’automne à certaines catégories de la population française, la vaccination obligatoire risque-t-elle de devenir générale? Pour Gabriel Attal, «on reste dans l’incitation» avec le pass sanitaire. Quant à l’introduction de mesures plus dures à la rentrée, il ne veut «rien exclure par principe».

Extension du pass sanitaire à toute une série de lieux publics, dont les restaurants, les salles de sport ou encore les cinémas, annulation des tests PCR remboursables, sauf ceux prescrits par un médecin, mais aussi obligation vaccinale imposée aux soignants et professionnels intervenant auprès des personnes fragiles… La France ne serait-elle pas au seuil d’une généralisation de cette dernière mesure?

En vacances en Corse, le porte-parole du gouvernement a été invité ce 13 août sur Corse-matin pour répondre aux questions sur la situation sanitaire, dont la suivante: 

«Est-ce que ce pass sanitaire ce n’est pas finalement, sans le dire, le moyen déguisé de rendre la vaccination obligatoire?»

Après avoir hésité quelques secondes, Gabriel Attal lance:

«Il y a une forme d’incitation à la vaccination avec le pass sanitaire, c’est certain, je ne vais pas vous mentir, évidemment, mais c’est aussi un outil de réduction des risques.»

Il admet que le dispositif, étendu depuis le 9 août à davantage de lieux, «incite des Français à se faire vacciner.» 

Alors que le gouvernement se targue du fait que 10 millions de Français ont reçu leur première dose après la récente allocution du Président, M.Attal se rend compte qu’il s’agit de l’impact du pass sanitaire:

«Je suis conscient qu’une partie d’entre eux l’ont fait parce qu’il y a le pass sanitaire et qu’ils souhaitent pouvoir facilement avoir l’accès à un certain nombre de lieux. Mais on reste dans l’incitation et pas dans la vaccination obligatoire.»

Invité également à répondre sur «des restrictions plus importantes à la rentrée», il préfère s’abstenir: 

«Une chose que j’ai apprise [durant ses fonctions de porte-parole], c’est à ne jamais rien exclure par principe. Cette pandémie, elle peut nous surprendre.»

«Les tests à répétition ne sont pas un vaccin de substitution»

D’autres dossiers sont également au cœur de l’interview de Gabriel Attal sur BFM TV ce 13 août. Il confirme ainsi le début de la campagne d’inoculation des troisièmes doses pour le public prioritaire, soit fragile, dès la mi-septembre.
Faisant toujours la promotion de la vaccination, le porte-parole se penche sur le fait que les tests de dépistage deviennent payants. 

«Les tests à répétition ne sont pas un vaccin de substitution, la vaccination c'est le moyen, c’est l’outil qui nous permet de nous protéger nous-mêmes et de protéger les autres», souligne-t-il.

Tout en estimant qu’il peut «entendre» que certains Français aient des doutes quant aux vaccins, Gabriel Attal juge qu’«une infime minorité est dans l'instrumentalisation politique […], je trouve ça totalement irresponsable».

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Gabriel Attal, vaccination, passeport sanitaire
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