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Un phénomène rare est observé depuis quelques semaines dans 10 communes littorales en Loire-Atlantique où la couleur de l’eau vire au rouge à cause d’une algue. Si, à la différence d’autres espèces, parfois mortelles, cette algue n’est pas néfaste pour les baigneurs, la pêche de loisir y est quand même interdite par précaution.

Après l’algue Ostreopsis qui a provoqué mi-août des symptômes similaires au Covid chez des baigneurs au Pays basque, une autre espèce, moins dangereuse, gêne les baigneurs en Loire-Atlantique, où le phytoplancton Lingulodium a rendu les eaux visqueuses et rouges, à tel point qu’ils ne voient plus leurs pieds, confie l’un d’eux à BFM TV.

Si Maud Danet, responsable du service Qualité des eaux à Cap Atlantique, se veut rassurante à l’antenne du média, soulignant qu’«il n'y a pas de toxicité reconnue», le préfet de Loire-Atlantique a pris un arrêté samedi dernier pour interdire la pêche de loisir dans 10 communes du littoral.

​Une mesure préventive, car le Lingulodinium fait partie des phytoplanctons qui émettent potentiellement des toxines diarrhéiques pour les consommateurs. Les huîtres, moules et autres palourdes se nourrissant d’algues en filtrant l’eau, il est possible qu’elles concentrent de ces toxines si l’espèce en question les produit, ce que les scientifiques cherchent à vérifier actuellement.

Des algues plus dangereuses

Il existe plusieurs espèces d’algues dont les effets nocifs pour la santé humaine sont bien connus. Si ladite Ostreopsis peut entraîner éternuements, maux de gorge et de tête, fièvre, voire des problèmes respiratoires, certaines algues peuvent même causer la mort. C’est le cas à Madagascar où en avril 19 personnes, dont neuf enfants, sont mortes après qu’elles ont mangé de la viande de tortue de mer qui apparemment se nourrissaient d’algues toxiques. 

En Bretagne, des algues vertes sont depuis quelques décennies suspectées d’être à l’origine de plusieurs décès, car elles émettent en se décomposant du sulfure d'hydrogène (H2S), gaz toxique dont l’odeur s’apparente à celle d’un œuf pourri qui, en forte concentration, peut produire des effets graves sur la santé.

En décembre 2020, des scientifiques russes ont établi que la floraison d’algues Karenia selliformis était derrière la mort massive d’animaux marins dans la zone dans la baie d’Avatcha, au Kamtchatka, au mois de septembre. Des surfeurs ont confié y avoir constaté un changement de couleur de l'eau, se plaignant d’avoir eu les yeux gonflés et la peau irritée.

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Tags:
Loire-Atlantique, algues, morts, Atlantique
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