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Alors qu’à partir de demain les soignants français devront posséder au moins une dose de vaccin anti-Covid, l’infectiologue Karine Lacombe estime que ceux qui refusent doivent «changer de métier». Elle croit que «dans le soin, l’intérêt est collectif».

Désormais, les soignants disposent d’un mois pour compléter leur schéma vaccinal. Si à partir de demain ils doivent avoir au moins une dose pour pouvoir travailler, au-delà du 16 octobre seule la vaccination complète sera acceptée.

«Dans le soin, l'intérêt est collectif. Quand on s'engage dans le soin, on pense aux autres. Et penser aux autres, c'est faire en sorte d'être vacciné, protégé pour ne pas se contaminer et pour ne pas non plus contaminer les autres. […] On ne veut pas se faire vacciner, on change de métier, on se met en disponibilité», a estimé sur BFM TV-RMC l’infectiologue Karine Lacombe pour qui cette démarche «est altruiste».

Pas de pénurie de personnel?

Les chiffres montrent que la proportion des soignants vaccinés dépasse celle de la population générale immunisée (88% contre 73,6%). La Pr Lacombe a précisé que les professionnels de santé hésitant encore représenteraient «aux alentours de 5 à 10%».

Ainsi, pour cette cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris (AP-HP), il ne faut pas craindre une pénurie de personnel dans les hôpitaux.

«On a des problèmes de fonctionnement mais qui, très honnêtement, ne sont pas liés aux personnes qui ne veulent pas se faire vacciner. On a des problèmes de fonctionnement parce qu'on a des personnels en burn-out, des personnels qui se sont blessés, ça n'a pas de lien avec le vaccin.»

Bien qu’elle refuse de «juger de la responsabilité» de ces personnes, elle a mis en garde contre les conséquences.

Que risquent les soignants réfractaires?

Quelques centaines de personnes se sont aujourd’hui réunies devant le ministère de la Santé pour protester contre la vaccination obligatoire. Selon un responsable de la CGT-Santé, elles étaient «entre 300 et 400».

Si le licenciement a finalement été écarté par les sénateurs et les députés, les soignants refusant de se faire vacciner risquent une suspension de leur contrat de travail et de leur salaire.

Quant à ceux qui disposent d’une contre-indication médicale, ils sont obligés de transmettre leur attestation à leur assurance maladie.

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soignants, vaccin, vaccination, France
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