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    Le train en Australie. Photo d'archives

    "La panique chevelue" a englouti une ville australienne

    © AFP 2019
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    Une plante Panicum effusum connue sous le nom de "Hairy Panic" (littéralement "la panique chevelue") a inondé la petite ville australienne de Wangaratta.

    Porté par le vent des champs à proximité, cette mauvaise herbe sèche recouvre les pelouses, bloque les portes et les fenêtres, dans certains endroits, elle peut même atteindre la hauteur d'une maison à un étage.

    Les habitants locaux doivent se débarrasser de cette plante plusieurs fois par jour, mais en vain. L'herbe revient toujours en engloutissant de nouveau leurs territoires. Une habitante a affirmé qu'un jour elle avait passé huit heures à se débarrasser de la mauvaise herbe, uniquement pour témoigner du fait que cette dernière reviendrait dans les mêmes proportions.

    "Il est difficile de prendre votre voiture le matin, en condition que vous puissiez la trouver," déplore un autre habitant de Wangaratta, Jason Perna, au diffuseur public national ABC.

    "La panique chevelue" également connue sous son nom latin Panicum effusum, pousse très rapidement et on peut la trouver dans chaque Etat australien.

    Elle surprend les habitants chaque année, mais cette fois-ci ses volumes sont proches de leur record. Tout cela à cause des conditions météorologiques. Un mois de janvier humide a nourri le sol et pendant février une forte chaleur s'est instaurée, presque sans précipitations, en créant des conditions chaudes et sèches — idéales pour la plante.

    Certains croient qu'il y a une autre cause à ce phénomène.

    L'herbe contient une toxine qui peut être mortelle pour les ovins, et provoque une maladie appelée "yellow big head" (littéralement "une grosse tête jaune") si on la consomme en grande quantité. Mais surtout c'est sa présence obstruant tout qui est un vrai problème pour les résidents locaux.

    Un porte-parole du conseil a déclaré à Guardian Australia qu'il n'y avait pas les outils nécessaires qui pourraient être utilisés "par les lois locales" pour contrôler la propagation d'amarante. "Le conseil a une capacité très limitée pour intervenir, mais nous essayons de travailler avec les résidents et les agriculteurs à proximité".

    Moni's not impressed about the amount of this in her yard today. #hairypanic #cold #fireweather #sofuntho @laravcicc

    A photo posted by ashtonmaereid (@ashtonmaereid) on Apr 21, 2015 at 3:05am PDT

    Les autorités sont au courant de la situation, mais elles ne peuvent pas aider les habitants.

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    © Photo. Maryanne Jordan Clifford
    "Du côté de la loi, il y a peu qui peut être fait (pour lutter contre la propagation des mauvaises herbes, ndlr). Néanmoins, nous étudions la question avec un œil sur l'année prochaine et nous sommes déjà en train de travailler sur une solution avec les résidents et les agriculteurs locaux. Le vendredi matin, les balayeurs essayeront de dégager les rues", a déclaré le porte-parole du conseil local à Guardian Australia.

    La population de Wangaratta ne dépasse pas 16.000 habitants. C'est la ville natale du célèbre musicien de rock Nick Cave.

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    Tags:
    apocalypse, cataclysme, déserts, ABC, The Guardian, Australie
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