Ecoutez Radio Sputnik
    Eglise du Monstre en spaghettis volant

    En Allemagne, l’Eglise du Monstre en spaghettis volant privée de panneaux indicateurs

    © Photo. Youtube/Kirill bro
    Insolite
    URL courte
    268

    Le tribunal allemand n'a pas autorisé l'Eglise du Monstre en spaghettis volant de la ville de Templin, située dans le Brandebourg, à installer des panneaux de signalisation routière indiquant le chemin vers leur lieu de culte.

    En Allemagne, des panneaux semblables indiquent la direction à suivre pour se rendre sur les lieux de cultes catholiques et luthériens.

    Les pastafaristes prennent leur église au sérieux, bien que ce sérieux frise l'autodérision. Ils voulaient que les gens puissent trouver le chemin menant à leur lieu de culte. Cependant, le tribunal ne partage pas les sentiments des adeptes de l'Eglise et leur a interdit d'installer ces panneaux, rapporte le site The Local.

    Cela n'empêche pas les pastafaristes de se réunir tous les vendredis à 10h00 pour leur Nudelmesse, ou Messe des nouilles (les pastafaristes allemands ont remplacé le mot "spaghetti" par le mot "nouille"). 

    La messe des adeptes de l'Eglise du Monstre en spaghettis volant est réglée par un rituel spécial. Tous les participants doivent porter un tricorne, qui peut être remplacé par une passoire, élément clé de la préparation de leur plat sacré. 

    Les adeptes de l'Eglise ont déjà installé des panneaux indiquant l'adresse et l'heure de la messe partout dans leur ville, mais les autorités de Brandebourg se sont opposées à cette démarche, alors que les pastafaristes de Templin insistaient sur leur droit d'installer ces panneaux. Cette affaire a finalement été soumise au tribunal de Francfort-sur-l'Oder, qui a obligé les pastafaristes à retirer leurs panneaux. 

    Selon les adeptes de l'Eglise, il s'agit d'un problème très important pour l'Allemagne et qui touche l'égalité de tous les groupes religieux. 

    Le juge de Francfort-sur-l'Oder n'a pas répondu à ces arguments et a précisé que l'Eglise ne pourrait pas inviter les adeptes à participer à leur messe par l'intermédiaire de leurs panneaux.

    Néanmoins, le mouvement pastafariste devient de plus en plus populaire partout dans le monde. Ainsi, le gouvernement néo-zélandais a décidé de reconnaître officiellement tous les mariages contractés au sein de l'Eglise du Monstre. En décembre dernier, le directeur néo-zélandais de l'état civil, Jeff Montgomory, avait officiellement reconnu l'Eglise du Monstre, tout en soulignant qu'elle répondait aux critères requis par la loi néo-zélandaise sur les mariages.

    En 2005, l'Américain Bobby Henderson, alors âgé de 24 ans, a décidé de créer sa propre religion en signe de protestation contre la décision du Comité d'éducation de l'État du Kansas d'autoriser l'enseignement du "dessein intelligent" dans les cours de science au même titre que la théorie de l'évolution. Dans une lettre ouverte publiée sur son site Web, il a décrit dans les détails le concept de sa foi dans le monstre de spaghettis volant — un dieu créateur dont l'apparence rappelle celle d'un plat de spaghettis et de boulettes de viande.

    Les pâtes, notamment les spaghettis, sont le principal repas saint rapprochant les fidèles du Seigneur monstre.

    La Russie n'est pas restée à l'écart de ce phénomène: la Bonne Nouvelle y est arrivée, et voilà qu'en juillet 2013, l'Eglise pastafariane russe y a été enregistrée, et le premier pastriarche, Kama Pasta Ier, désigné. Depuis, deux autres "souverains pastifes" lui ont succédé. Pour s'élever au rang d'évêque, il suffit de passer la catéchèse et de prouver sa maîtrise des canons et sa capacité à transmettre le message des pâtes aux néophytes. 

    Lire aussi:

    Faites dire à Obama ce que vous voulez grâce à un nouveau site
    Elle voulait nommer sa fille Cyanure...
    Quand le premier ministre indien a la poignée de main d'un superhéros
    Tags:
    Monstre en spaghettis flottant, église, tribunal, Eglise du Monstre en spaghettis volant, Allemagne
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik