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La Centrale nucléaire de Crimée, dont la construction a dû être stoppée suite à la tragédie de Tchernobyl, a pendant plusieurs années accueilli une discothèque géante avant de tomber à l'abandon.

Le désastre nucléaire survenu le 26 avril 1986 à Tchernobyl a poussé le monde entier à revoir sa position envers l'énergie atomique. Cédant à l'émoi général engendré par la catastrophe, les autorités soviétiques ont renoncé à la construction de nouvelles centrales nucléaires, dont celle de Crimée, dont le premier bloc était prêt à 80% au moment de l'explosion de Tchernobyl.

Située au cap Kazantip sur les bords de la mer d'Azov, la centrale devait approvisionner en électricité l'ensemble de la péninsule de Crimée ainsi que stimuler le développement des industries sidérurgique, mécanique et chimique dans la région. Abandonnée définitivement en 1989 dans le contexte d'une sévère pénurie de fonds, la centrale est ensuite devenue la proie des vandales et des pilleurs:

​Après la chute de l'URSS, le site a pendant plusieurs années abrité le dancefloor du «Projet KaZantip», festival international de musique électronique qui attirait des milliers de «clubbers» des ex-républiques soviétiques mais aussi d'Europe.

Les soirées se déroulaient dans la salle des turbines de la centrale abandonnée:

Les imposantes ruines de la centrale ont fait leur apparition dans de nombreux films tournés par des réalisateurs russes, dont Battlestar Rebellion de Fiodor Bondartchouk, dont la version internationale est sortie en 2012.

Le site reste également populaire parmi les amateurs de sports extrêmes, bien que les experts déconseillent toute visite dans la centrale en raison du risque élevé d'écroulement des murs du bâtiment:

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Tags:
abandon, centrale nucléaire, accident nucléaire, nucléaire civil, mer d'Azov, URSS, Crimée, Tchernobyl
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