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    Quelles créatures pourraient survivre à une catastrophe globale?

    CC BY-SA 2.0 / Cliff James / Apocalypse
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    Les microorganismes habitent sur la surface terrestre, au sein du sol et dans l'atmosphère, en préférant souvent des conditions similaires à celles de l'époque de la formation de la vie. Des animaux plus compliqués sont plus sensibles à l'environnement, mais ils ont créé des mécanismes permettant d'assurer leur survie.

    Quelles sont ces créatures inhabituellement résistantes?

    Des capsules de vie dans l'eau bouillant et dans l'espace

    Les microorganismes habitent dans les conditions terrestres les plus extrêmes, alors que leur résistance est beaucoup plus importante que celle des organismes polycellulaires. Ainsi, la température confortable de reproduction des archées Pyrolobus fumarii atteint de 90 à 113 °C. Il s'agit donc de l'eau bouillant. Ces organismes ont été découverts dans les sources chaudes océaniques — les fumeurs noirs — à une profondeur de plus de 3,5 km.

    Les archées Geogemma barossii ont été découvertes à une profondeur de plus de 300 m dans une source géothermale de 121 °C. Des souches de Methanopyrus kandleri sont de leur côté en mesure de se reproduire au laboratoire à une température de 122 °C.
    Les archées sont des organismes unicellulaires, un domaine indépendant parallèle aux bactéries et aux eucaryotes, comprenant des animaux et des plantes. Les scientifiques ont découvert leurs restes dans les roches formées il y a plus de 2 milliards d'années.

    Selon les données des expériences organisées à la SSI, les germes des archées, de certaines bactéries et de certains lichens sont capables de survivre dans l'espace. Les scientifiques ont placé des échantillons de ces microorganismes sur des éléments extérieurs de la station sans aucune alimentation pour qu'ils subissent le rayonnement spatial et ultraviolet dans les conditions de vacuum et de froid extrême. Beaucoup d'échantillons arrivent à conserver leur vitalité même après 500 jours d'exposition.

    Cette durabilité unique des microorganismes suscite un intérêt particulier chez les astrobiologistes, notamment dans le contexte des études de Mars. Comme les premières étapes de son histoire rappellent celles de la Terre, on n'exclut pas qu'il ait existé là-bas les conditions nécessaires pour la formation d'organismes cellulaires il y a 4 milliards d'années. Les habitants de la planète rouge auraient pu se réfugier dans son sol après la perte de la plupart de son atmosphère et le refroidissement de son climat.

    En théorie, certains organismes extrémophiles qui se nourrissent de la soufre et absorbent des doses importantes de radiation, pourraient survivre dans les nuages de Venus. Des organotrophes et les lithotrophes, qui n'ont pas besoins des rayons solaires pour produire l'énergie, pourraient exister dans un océan chaud, salé et couvert de la glace sur Encelade, satellite de Saturne.

    Sans l'eau

    Comment un organisme à sang froid, dont la température de corps dépend de l'environnement, peut-il survivre un hiver froid? Pour comprendre ce mécanisme, il faut observer les insectes.

    A l'archipel polaire de Spitzberg il existe dans la mousse sur les pierres et les roches un arthropode minuscule Onychiurus arcticus. Alors que la mousse commence à geler, cette créature pousse pratiquement toute l'eau de son corps via des cuticules perméables de sa carapace. Elle synthèse et accumule en même temps des protéines cryoprotectrices spéciales qui protègent les membranes de ses cellules.

    Déshydraté à 90%, cet organisme est en mesure de survivre le froid de —25 °C. Mais dès que la neige commence à fondre, son corps asséché absorbe rapidement de l'eau et reprend sa forme.

    Ses parents antarctiques Cryptopygus antarcticus peuvent subir —30 °C en utilisant un mécanisme d'adaptation différent: ces organismes produisent une protéine anticongelante qui empêche la formation de la glace dans le liquide cellulaire.
    Des substances cryoprotectrices aident même les cafards à résister au froid. Ainsi, une espèce de cafard qui habite en Nouvelle Zélande et en Australie, peut survivre la température de —11 °C. A ces fins, ses cellules produisent du tréhalose, sucre spécial protégeant les membranes, alors que la teneur d'eau dans son organisme se réduit considérablement.

    Un habitant de désert idéal

    Les scientifiques considèrent le dromadaire (Camelus dromedaries) comme un symbole d'adaptation aux conditions extrêmes. Son anatomie et sa physiologie sont parfaitement convenables à une présence prolongée dans une chaleur terrible, sans l'eau, ni la nourriture.

    La petite tête de ce chameau est supportée par un cou long ce qui lui permet d'arracher les feuilles des arbres ou de découvrir des ennemis à de grandes distances. Son appareil buccal lui permet d'éviter les épines. Sa lèvre supérieure très sensible palpe les branches, sa mâchoire inférieure enlève les aguilles, alors que sa langue a une surface très épaisse.

    L'intérieur de ses oreilles est couvert de la fourrure pour les protéger du sable. Ses narines peuvent être complètement fermées pour la même raison. Des cils longs protègent ses yeux grands et ronds, assurant une vue excellente.

    Sa peau épaisse protège l'organisme contre le soleil, alors que sa laine rare assure une évaporation facile et se décolore en été en reflétant plus de rayons. Ses jambes longues avec des pieds plats sont parfaitement adaptées aux déplacements sur les sables. Qui plus est, elles soutiennent le corps loin au-dessus de la surface qui peut se réchauffer jusqu'à 70 °C.

    La bosse du chameau contient de la grasse blanche dépensée pour produire de l'énergie en cas de périodes de faim prolongées.
    Le dromadaire peut supporter la chaleur de plus de 40 °C en perdant plus d'un quart de sa masse avec le liquide. A titre de comparaison: un chat déshydraté à 10% est en état critique. Le fait est que le métabolisme du chameau permet à son organisme d'accumuler et de transformer l'eau.

    Après deux semaines de soif, son corps commence à accumuler les hormones permettant de retenir l'eau, alors que ses reins modifient leur fonctionnement pour retirer au maximum le liquide de l'urine et des excréments. L'urine et d'autres liquides sont traités dans l'estomac et dans l'intestin.

    Ce mécanisme permet au dromadaire de se passer sans eau jusqu'à 50 jours en demeurant actif ou même de consommer en cas de nécessité des liquides encore plus salés que l'eau de mer.
    Le chameau peut se réhydrater très rapidement: il boit 200 litres d'eau par minute et le liquide atteint rapidement son sang.

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    Tags:
    créature, catastrophe, apocalypse, eau, vie, déserts, nature, espace
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