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    Insectes, algues, déjections… Le top 6 des aliments «alternatifs» pour nourrir la planète

    © Sputnik . Sergueï Piatakov
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    Irina Dmitrieva
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    Alors que le nombre d’habitants sur Terre ne cesse d’augmenter, le besoin de trouver des sources d’alimentation alternatives devient de plus en plus pressant. Et les solutions ne sont pas toujours très agréables… Sputnik a étudié la question des aliments du futur.

    D'ici à 2050, la population mondiale devrait passer de 7,5 à près de 10 milliards d'habitants, d’après un rapport du World Resources Institute. Les spécialistes de nombreuses disciplines s’inquiètent des moyens de nourrir cette population à la croissance galopante. Voici le top 6 des sources d’alimentation surprenantes qui pourraient devenir habituelles pour nos petits-enfants.

    Bactéries thermophiles du parc de Yellowstone

    Des bactéries, découvertes au fond des sources chaudes volcaniques du parc national de Yellowstone, dans le Wyoming, peuvent produire une substance comestible et riche en protéines. 

    Une colonie de bactéries thermophiles des sources chaudes de Yellowstone
    Une colonie de bactéries thermophiles des sources chaudes de Yellowstone

    Une start-up américaine, Sustainable Bioproducts, a annoncé le 4 février avoir levé 33,5 millions de dollars en série A auprès notamment de Danone Manifesto Ventures, le fonds de capital investissement du géant de l’agroalimentaire Danone, du fonds d’investissement 1955 Capital, ainsi que d’Archer Daniels Midland, une multinationale agricole.

    Les fonds seront utilisés pour construire une usine de production et préparer une série d’aliments prototypes. 

    Insectes comestibles 

    L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a récemment déclaré que les insectes étaient un nouveau gisement de protéines. Criquets, fourmis, sauterelles, termites, vers mopane et autres insectes sont progressivement inclus dans les rations alimentaires et les livres de cuisine en Occident, alors que l’Afrique et l’Asie y sont déjà habitués.

    Ceux qui croient n’avoir jamais mangé d’insectes devraient réfléchir à deux fois avant de l’affirmer, surtout s’ils aiment les glaces ou les bonbons gélifiés de type oursons, crocodiles, fraises Tagada ou encore Schtroumpfs. Pour fabriquer ces sucreries, la marque Haribo, leader du marché des confiseries en France, utilise des cochenilles.

    Ces insectes qui vivent dans les cactus du Mexique, sont la source du colorant naturel rouge E120, ou acide carminique, pour les aliments de couleurs rouge, orange ou rose: des sucreries, des charcuteries, des chips, la croûte de certains fromages à raclette et même des yaourts en contiennent, d’après Open Food Facts.

    La glace Carte d'Or Façon glacier, fraise et morceaux de meringue contient du shellac, un additif naturel (une sorte de résine) produit par des insectes, d’après Foodwatch, une association de défense des consommateurs.

    Les algues se font une place dans nos assiettes

    Riches en protéines, en iode, en calcium, en oligo-éléments, en sels minéraux et en vitamines, les algues n’ont presque aucun besoin, leur source d’alimentation principale étant le dioxyde de carbone (CO2).

    Des algues brunes
    © Sputnik . Vladimir Trefilov
    Des algues brunes

    Ces végétaux constituent une ressource d’autant plus importante qu’ils peuvent être à la fois cultivés ou récoltés à l’état sauvage. 145 des 10.000 espèces d’algues brunes, rouges et vertes sont considérées comme comestibles. Selon la FAO, la production mondiale d’algues est passée de 2 millions de tonnes en 1970 à plus de 25 millions en 2013, dont 40% se retrouvent dans nos assiettes, note Le Monde.

    Sans le savoir les humains en mangent tous les jours, tel l’agar-agar, un additif qui remplace la gélatine animale. Ce serait une bonne solution pour les végétariens ou certains croyants.

    En 2012, la marque Haribo a indiqué que la gélatine qu’elle utilisait pour donner à ses bonbons une texture de «gomme» était d’origine porcine. Un scandale a éclaté et Haribo a communiqué la liste de ses produits sans gélatine où on retrouve principalement les Dragibus, mais aussi les Langues acides et une des déclinaisons des Bouteilles cola.

    De la gélatine de porc se trouve aussi dans les desserts Viennois chocolat de Nestlé, les Tiramisu de Carrefour, et l'Authentique petit ourson guimauve de Cémoi, d’après une étude de Foodwatch citée par France Info.  

    Aliments à aspirer

    Une nouvelle façon de consommer les produits alimentaires est de les aspirer.

    Le professeur franco-américain de génie biomédical David Edwards de l’Université Harvard, qui travaillait depuis des années sur les aérosols médicaux, a inventé un inhalateur de saveurs baptisé Le Whif (terme anglais venant de «whiff», parfum ou senteur). L’idée était de manger par aspiration.

    Le Whif est un petit cylindre contenant des minuscules particules de nourriture sous forme de poudre. Pour y goûter, il faut déposer ses lèvres à une extrémité du tube et inspirer légèrement. Pour le moment, l’inhalateur commercialisé en France depuis une dizaine d’années ne permet que de goûter du chocolat. 

    Aliments à base d’excréments

    Mitsuyuki Ikeda, un scientifique japonais du centre de recherche environnemental d'Okayama, a fait parler de lui pour avoir synthétisé de la viande artificielle particulière à base d’excréments humains baptisée Shit Burger, soit le «caca burger». 

    Selon Mitsuyuki Ikeda, les excréments humains contiendraient encore beaucoup de nutriments réutilisables. «63% de protéines, 25% de glucides, 3% de lipides et 9% de minéraux», explique-t-il dans une vidéo publiée en 2011.

    La viande à base de déjections est largement moins grasse et contient moins de calories que la viande ordinaire. Elle est faite à base d’excréments provenant des stations d’épuration, transformés par des bactéries spéciales, puis mélangée à de la sauce de soja et de la sauce pour steak pour le goût ainsi que du colorant rouge pour lui donner l’apparence de vraie viande.  

    Des aliments imprimés en 3D

    Imprimer des aliments en 3Df est déjà une réalité et on pourrait bientôt les retrouver dans les restaurants ou dans notre cuisine. Cette idée, qui semblerait plus attrayante que celle de fabriquer des produits à partir d’excréments, permet de personnaliser les produits et de mieux s’adapter à la diversité des régimes alimentaires. 

    De nombreuses sociétés ont déjà créé des imprimantes spéciales. Un appareil du genre, PancakeBot, fabrique des pancakes, un autre, Foodini, peut imprimer avec n'importe quel aliment pâteux: pâte à cookie, houmous, guacamole, purée, viande hachée, chocolat, etc.

    Le studio de design britannique Dovetailed de Cambridge a annoncé en 2014 avoir développé une imprimante 3D pour créer des fruits.

    La marque italienne Barilla a dévoilé en 2015 sa première imprimante capable de fabriquer des pâtes fraîches à la demande. Nestlé a aussi lancé les travaux de conception d’une imprimante alimentaire.

    Il existe déjà des restaurants dont la spécialité est la nourriture imprimée en 3D. En 2016, l’entreprise néerlandaise byFlow dévoilait sa première imprimante alimentaire Focus 3D et ouvrait en 2016 après un restaurant éphémère, FoodInk, à Londres. 

    L’homme a toujours essayé d’élargir ses connaissances, y compris sur la nourriture. Les technologies modernes permettent de repousser les limites dans ce domaine plus que jamais auparavant. Et qui sait, quelles autres méthodes insolites de nourrir l’humanité seront-elles inventées ces prochaines années?

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    Tags:
    algues, insectes, impression 3D, volcan, bactérie, produits alimentaires, parc national de Yellowstone, Foodini, PancakeBot, Le Whif, Barilla, Université Harvard, Foodwatch, Carrefour, Cémoi, Haribo, Open Food Facts, 1955 Capital, Danone, Danone Manifesto Ventures, Archer Daniels Midland, World Resources Institute (WRI), Sustainable Bioproducts, FAO, Mitsuyuki Ikeda, David Edwards, Okayama
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