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    Ces végétariens et végans qui sont devenus bouchers

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    Ils étaient végétariens ou végans, et pourtant ils se sont devenus bouchers, mais avec un «respect de l’animal et de l’environnement». Le New York Times a livré le récit de quatre d’entre eux.

    Kate Kavanaugh, une jeune femme trentenaire, a ouvert une «boucherie éthique» dans la ville de Denver, aux États-Unis. Pourtant, elle était végétalienne, c’est-à-dire qu’elle ne consommait aucun produit, alimentaire ou non, issu d’un animal. C’est son amour pour les animaux et la protection de l’environnement qui l’ont poussée à adopter un tel mode de consommation. Et pour ces mêmes raisons, elle s’est reconvertie en bouchère, indique le New York Times.

    Sa boucherie est particulière, puisque la viande proposée provient uniquement d’animaux élevés en plein air, nourris à l’herbe, avec un minimum d’antibiotiques et de gaspillage des parties de l’animal. Le tout dans le respect de l’environnement. Plusieurs «boucheries éthiques» ont vu le jour aux États-Unis, en opposition à l’élevage intensif.

    L’élevage extensif

    Pour Janice Schindler, c’est un atelier qui proposait de tuer soi-même sa dinde pour Thanksgiving qui a servi de déclic. L’ancienne végane a alors lancé sa propre boucherie éthique à Brooklyn. Elle explique au New York Times le système d’agriculture durable sur lequel s’appuie son commerce. Le fumier produit par les animaux sert d’engrais pour l’herbage. Le bétail, en parcourant les prairies, labourent lentement le sol, ce qui permet à l’eau de pluie d’accéder plus facilement aux racines des plantes.

    Selon Janice, cet élevage dit «extensif» permet une meilleure régénération des pâturages et consomme plus de carbone qu’il n’en émet.

    Une viande de qualité qui coûte plus cher

    Issu d’une famille de bouchers depuis quatre générations, Joshua Applestone est le premier de sa famille à avoir expérimenté le végétarisme. C’est pour cela que sa boucherie située dans l’État de New York est bio. Son objectif est de rendre la viande bio plus abordable. En effet, produire une viande d’une telle qualité est coûteux, ce qui la rend deux fois plus chère que celle qu’on trouve dans la grande distribution.

    «Au début, les gens étaient surpris par les prix. […] Mais nous portons une attention toute particulière à la qualité de nos bêtes, à leur alimentation, à leur bien-être, à leurs conditions de transport, d’abattage et de découpe… Tout cela se paie. Les gens l’ont compris, et les ventes ont décollé», a-t-il affirmé au quotidien new-yorkais.

    «Manger de la viande a amélioré ma santé»

    Anya Fernald a abandonné son régime végétarien lorsqu’elle a travaillé dans une ferme en Europe. Son alimentation provenait des animaux de la ferme, qui étaient nourris à l’herbe et prenaient moins d’antibiotiques. Depuis, elle a été l’une des fondatrices de la Belcampo Meat Company, qui est une ferme, un abattoir et un restaurant tout-en-un.

    «Dès que je me suis remise à manger de la viande, ma santé s’est améliorée. Je réfléchissais mieux, j’ai perdu du poids, mon acné a disparu, et mes cheveux ont retrouvé une nouvelle vigueur. Je me suis sentie libérée», a-t-elle avoué au New York Times.

    Tous ces bouchers ont l’objectif commun de «révolutionner l’industrie agroalimentaire», explique l’édition.

    Tags:
    NYT, États-Unis, boucher, véganisme, végans
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