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    Andijan: les détenus ont réintégré la prison de leur plein gré

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    TACHKENT, 16 mai - RIA Novosti. 266 détenus libérés par les émeutiers dans la nuit du 12 au 13 mai sont revenus de leur plein grés dans la prison, a fait savoir le ministère de l'Intérieur d'Ouzbékistan.

    Au cours des troubles, les extrémistes ont libéré environ 500 des 600 détenus. Une centaine de détenus n'ont pas quitté la prison.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, la prison et les bâtiments gouvernementaux ont été occupés par des insurgés armés. Les troupes qui sont entrées ensuite dans la ville ont pris d'assaut et entièrement libéré le siège de l'administration.

    Le président de l'Ouzbékistan Islam Karimov a fait savoir samedi aux journalistes: "Au total, dix policiers sont morts pendant cette dernière période, parmi les criminels, les victimes sont, bien sûr, plus nombreuses".

    Les troubles ont atteint samedi la ville ouzbèque de Karassu où plusieurs bâtiments administratifs ont été incendiés, y compris ceux du parquet, du commissariat de police et de l'inspection fiscale. Les participants aux troubles n'ont pas avancé de revendications politiques.

    Les événements qui ont eu lieu à Andijan et Karassu ont obligé les Ouzbeks à se réfugier en Kirghizie voisine. Plus de 500 personnes ont réussi samedi à rompre le cordon frontalier et à passer sur le territoire kirghize près de la localité de Techik-Tach de la région de Jalal-Abad. Un camp des réfugiés y a été organisé.

    Islam Karimov a déclaré samedi au cours d'une conférence de presse que le mouvement "Hizb-ut-Tahrir" se tenait derrière les troubles à Andijan. Imran Vakhid, représentant de ce mouvement à Londres, a déclaré que "Hizb-ut-Tahrir" n'était pas impliqué dans les événements d'Andijan.

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