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    Résolution du CS de l'ONU, la meilleure issue pour Damas dans les conditions actuelles

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    DAMAS, 1er novembre - Nadim Zouaoui. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi à l'unanimité la résolution exigeant la coopération inconditionnelle de Damas avec la commission dirigée par l'enquêteur allemand Detlev Mehlis.

    Le Conseil a exprimé son inquiétude devant les conclusions de la commission internationale selon lesquelles des personnalités officielles libanaises et syriennes pourraient être impliquées dans l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais.

    Dans une interview à RIA Novosti, le politologue syrien Saber Falhouz, président de l'Union des journalistes de Syrie, a commenté la résolution 1636 du Conseil de sécurité de l'ONU sur la coopération entre Damas et la commission internationale d'enquête sur l'assassinat de l'ex-premier ministre du Liban Rafik Hariri.

    "Nous estimons que la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU dans sa forme définitive est la meilleure issue pour la Syrie dans les conditions actuelles défavorables pour elle", a dit Saber Falhouz. Cependant, a-t-il dit, la résolution est injuste à l'égard de la Syrie.

    Ainsi, le texte de la résolution a négligé une démarche importante de la Syrie: la création d'une commission indépendante syrienne d'enquête sur l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais, a dit le politologue.

    Saber Falhouz a mentionné avec satisfaction que, grâce à la position occupée par les amis de la Syrie, avant tout la Russie, il a été possible de rédiger la résolution sous une forme plus ou moins acceptable, en excluant les formules n'ayant rien à voir avec cette affaire.

    Selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères, au cours des consultations préalables, la menace de prise automatique de sanctions contre la Syrie en tant qu'Etat a été levée. De plus, les tentatives d'accuser gratuitement Damas d'implication dans l'activité terroriste ont été déjouées.

    Le politologue syrien a déploré que Damas ait été accusé de coopérer insuffisamment avec la commission Mehlis.

    "La Syrie a fermement déclaré qu'elle avait entièrement coopéré avec la commission Mehlis et qu'elle avait l'intention de poursuivre cette coopération", a fait remarquer Saber Falhouz.

    Cependant, il n'existe pas de critères précis d'évaluation de cette coopération, a-t-il dit.

    "Que signifie coopération "totale" avec la commission? Nous leur avons accordé des locaux pour leurs rencontres et assuré la comparution de tous les témoins qu'ils souhaitaient entendre", a souligné le politologue syrien.

    Il a regretté que le chef de la commission internationale ait préféré ignorer cette coopération.

    Répondant à la question de savoir si la Syrie et la commission internationale pouvaient rétablir la confiance après les nombreuses critiques mutuelles, le politologue a exprimé la certitude que la Syrie ferait tout son possible pour y parvenir.

    "Nous voulons créer une atmosphère de confiance mutuelle et nous aspirons à assurer les meilleures conditions de dialogue", a dit Saber Falhouz.

    Une période difficile attend la Syrie."Nous nous préparons à la pire variante de développement des événements", a dit le politologue syrien.

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