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    L'indépendance de Tbilissi déplaît à Moscou, le peuple géorgien en fait les frais

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    TBILISSI, 1-er février - RIA Novosti. La Géorgie veut avoir des relations de partenariat avec la Russie, mais elle n'acceptera pas que le Kremlin s'en prenne au peuple géorgien tout simplement parce que celui-ci aspire à l'indépendance, a déclaré mardi soir le chef de l'administration présidentielle Gueorgui Arveladzé, cité par l'agence "News-Georgia".

    "Nous voulons avoir des relations de partenariat avec la Russie, mais de tels rapports sont impossibles si quelqu'un au Kremlin ou en Russie n'accepte pas l'aspiration de la Géorgie à l'indépendance et s'en prend au peuple géorgien. De telles conditions sont tout simplement inacceptables pour nous", a dit Gueorgui Arveladzé.

    Les propos du président russe "ressemblent à une menace parce que la Géorgie tient à pratiquer une politique indépendante et a choisi elle-même son avenir", a poursuivi le chef de l'administration de Mikhaïl Saakachvili.

    "Traduite dans une langue politiquement compréhensible, la déclaration du président russe signifie: Géorgiens, si vous avez une direction indésirable pour la Russie, et si vous choisissez une ligne politique qui n'a pas l'heur de plaire à la Russie, chaque citoyen de la Géorgie ne manquera pas d'avoir des problèmes, de sorte qu'il ne pourra pas se développer et vivre mieux", a dit Gueorgui Arveladzé.

    Et d'ajouter que la Géorgie n'entend pas abandonner la ligne qu'elle a choisie. "Notre pays est très ferme sur sa ligne politique, et nous ne tolérerons jamais que quelqu'un laisse nos enfants sans chauffage et sans lumière, que notre pays subisse un blocus", a souligné le chef de l'administration présidentielle géorgienne.

    Au cours de sa grande conférence de presse, mardi dernier, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie n'avait reçu que des "crachats" de la part de la direction géorgienne, alors que des spécialistes russes réparaient par moins 30 degrés le gazoduc qui avait explosé.

    Interrogé par une journaliste géorgienne sur les raisons du refroidissement dans les relations entre la Fédération de Russie et la Géorgie, le chef de l'Etat russe répondu que cela dépendait "de la capacité de certains politiques en Géorgie d'interpréter de façon adéquate la situation dans ces relations".

    "Un malheur est donc arrivé. Jour et nuit, nos spécialistes ont travaillé dans la montagne par une température de moins trente degrés. Et qu'avons-nous obtenu de la part des dirigeants géorgiens? Ils nous crachent dessus. Et les citoyens de la Géorgie doivent bien comprendre qu'une telle politique à l'égard de la Russie n'est guère susceptible d'améliorer la situation des simples Géorgiens. La responsabilité en incombe aux autorités géorgiennes", a indiqué Vladimir Poutine.

    Pour ce qui est des intentions de la Fédération de Russie, le président russe a évoqué la proximité du peuple géorgien, proximité historique ou culturelle. "Vous savez combien de Géorgiens ont vécu et vivent toujours en Russie et combien de citoyens de la Fédération de Russie et de l'ex-Union Soviétique ont contribué au renforcement de la Russie. Nous l'apprécions beaucoup et nous ne l'oublions jamais", a souligné Vladimir Poutine.

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