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    Téhéran juge possible la compréhension totale du programme nucléaire iranien -ambassade

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    PEKIN, 2 février - Alexéi Efimov, RIA Novosti. Téhéran affirme avec conviction qu'une "compréhension" universelle du programme nucléaire iranien "est toujours possible", selon une déclaration de la diplomatie iranienne parvenue jeudi à RIA Novosti de l'ambassade d'Iran en Chine.

    "Cette compréhension pourrait sous-entendre le report de la deuxième séance extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l'AIEA du 2 février au 6 mars", souligne la diplomatie iranienne en réponse à la déclaration des 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et Allemagne).

    Le renvoi du dossier iranien devant le Conseil de sécurité de l'ONU résulte de la "mauvaise volonté" et il n'est donc pas nécessaire de tenir une réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l'AIEA le 2 février, souligne le document.

    "La saisine du Conseil de sécurité ne nous inquiète pas car les débats sur le dossier iranien dans d'autres organisations que l'AIEA ne décideront de rien", déclarent les diplomates iraniens.

    "Nous considérons toujours que la porte des négociations reste ouverte et nous pouvons trouver des formules convenant à toutes les parties", souligne le document.

    La saisine du Conseil de sécurité signifie la reprise par l'Iran de son programme de conversion de l'uranium, ajoutent des officiels iraniens.

    Le droit du peuple iranien à la technologie nucléaire doit être reconnu et nul ne doit contester la volonté du peuple iranien, indique le document.

    "L'Iran n'acceptera aucune condition dépassant le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire", souligne le document.

    Au cas où le dossier iranien serait transmis au Conseil de sécurité, l'Occident serait témoin d'une réaction adéquate, selon la même source.

    "Tous nos amis en Europe et le Conseil des gouverneurs se rendent compte que la saisine du Conseil de sécurité mettra fin à toute coopération de l'Iran avec l'agence atomique de l'ONU. Le protocole additionnel sera la première victime", déclare Téhéran.

    Evoquant la proposition russe, l'Iran explique qu'elle demande un débat. "Les négociations doivent reprendre vers le 19 février", selon la déclaration.

    "Nous pouvons étudier la proposition russe, c'est peut être une bonne idée mais elle comprend des éléments importants qui doivent être analysées globalement", selon le document.

    "Des pourparlers supplémentaires s'avèrent nécessaires puisque ce plan ne peut pas embrasser tous les aspects et doit de ce fait être réalisé en paquet avec d'autres actions", explique la diplomatie iranienne.

    L'Iran a appelé d'autres Etats à prendre part à ce projet. "D'ici à la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs le 6 mars il faudra mener des négociations longues et intenses", lit-on dans le communiqué.

    La Chine et d'autres pays pourront apporter leur contribution à l'activité nucléaire de l'Iran. "Nous saluons la participation d'autres pays mais en ce qui concerne la Chine, aucune proposition concrète n'a encore été faite", affirme le communiqué de l'ambassade iranienne.

    Lundi à Londres les représentants de la "troïka" européenne, de la Russie, des Etats-Unis et de la Chine (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et Allemagne) sont tombés d'accord pour informer le Conseil de sécurité de l'ONU des résultats de la séance extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l'AIEA du 2 et 3 février et pour reporter les éventuelles actions au minimum à mars 2006 où le Conseil des gouverneurs se réunira en séance ordinaire.

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