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    La présence du contingent russe dans la zone du conflit osséto-géorgien nécessaire pour protéger la sécurité (député)

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    MOSCOU, 2 février - RIA Novosti. Il faut renforcer la présence des soldats de la paix russes dans la zone du conflit osséto-géorgien, a déclaré jeudi aux journalistes le député à la Douma d'Etat (Chambre basse du Parlement russe), Guennadi Goudkov.

    "Il faut renforcer le contingent russe de maintien de la paix pour qu'il soit à même de protéger la vie, la santé et la sécurité des citoyens de la Fédération de Russie face aux démarches aventuristes et irréfléchies des autorités géorgiennes", a déclaré Guennadi Goudkov qui fait partie du Comité pour la sécurité de la Chambre basse du Parlement russe.

    Le député a fait part de son intention de soumettre cette proposition au gouvernement fédéral. Selon Guennadi Goudkov, la tension dans les relations russo-géorgiennes a atteint aujourd'hui un point critique à la suite de la tentative de Tbilissi de provoquer un affrontement avec les soldats de la paix russes.

    "Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, à la frontière entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud (république autoproclamée sur le territoire de la Géorgie), une guerre a failli éclater à cause d'une tôle légèrement froissée", a rappelé le parlementaire.

    Selon ce dernier, le comportement du Président géorgien se trouve en contradiction avec le droit international, alors que "sa recherche pathologique d'un ennemi en la personne de la Russie s'explique tout simplement par le fait que la cote de popularité de Mikhaïl Saakachvili lui-même se trouve en chute libre".

    "Nous condamnons catégoriquement le comportement des autorités géorgiennes à l'égard des soldats de la paix russes et exhortons nos collègues du Parlement géorgien à ne pas se laisser gagner par l'hystérie, car cela peut tout simplement conduire à une effusion de sang et fâcher définitivement nos peuples", a mis en garde Guennadi Goudkov.

    Le député russe a annoncé que le 6 février prochain, il y aurait une manifestation en face de l'ambassade de Géorgie à Moscou en signe de protestation contre la politique anti-russe des autorités géorgiennes.

    Le premier vice-président du Comité pour la Communauté des Etats indépendants (CEI) et les liens avec les compatriotes de la Douma, Akhmed Bilalov, estime, de son côté, que la situation autour de l'accident de la route dans le village de Tkviani relève de la provocation. "Il ne fait aucun doute que la situation autour de l'accident de la route dans le village de Tkviani a été une provocation. On comprend bien qu'autrement, 450 militaires géorgiens armés n'auraient tout simplement pas pu se retrouver, en un clin d'�il, sur les lieux de l'accident", a fait remarquer jeudi aux journalistes Akhmed Bilalov.

    Et d'ajouter qu'en règle générale ce n'est pas un bataillon qui participe à la reconstitution de ce genre d'accidents de la route, même dans les cas les plus graves, mais 3 à 4 policiers tout au plus.

    "Faire un scandale politique de ce genre de situations, c'est au minimum manquer de responsabilité", a estimé le député.

    Il y a sans doute en Géorgie des forces qui ont intérêt à une confrontation avec la Russie, a supposé Akhmed Bilalov.

    "On a bien l'impression qu'il est en Géorgie des forces qui, tout en attisant la tension dans les relations entre nos pays, réalisent leurs ambitions politiques et leurs intérêts économiques", a poursuivi le parlementaire russe.

    "Malheureusement, force est de constater que certains groupes en Géorgie gagnent à l'escalade de la tension dans les relations entre nos pays, alors que certaines forces internationales l'encouragent", a conclu Akhmed Bilalov.

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