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    L'octroi de l'indépendance au Kosovo peut servir de précédent pour d'autres conflits régionaux (MID)

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    MOSCOU, 8 février - Sergueï Riabikine, RIA Novosti. L'octroi de l'indépendance au Kosovo peut servir de précédent au règlement d'autres conflits régionaux, y compris en Abkhazie, en Ossétie du Sud et à Chypre-Nord, estime le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Vladimir Titov.

    (L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud sont des républiques autoproclamées sur le territoire de la Géorgie - NDLR.)

    "Je pense que nos partenaires (du Groupe de contact) se rendent bien compte que la "souverainisation" du Kosovo se projetterait inévitablement sur d'autres conflits. En même temps, la tentation est grande d'argumenter le "caractère unique en son genre" de la situation kosovare, en prétendant qu'une telle décision sur le Kosovo ne créerait pas d'incident de droit international", a notamment déclaré le chef adjoint de la diplomatie russe mercredi dans une interview à RIA Novosti, en commentant les futures négociations directes entre Belgrade et Pristina sur le statut politique de la province du Kosovo.

    Moscou est convaincu que la décision sur le statut de la province doit revêtir un caractère universel, a indiqué Vladimir Titov.

    "Une politique de "deux poids, deux mesures", tout comme la sélectivité sont inadmissibles quand il s'agit de régler les conflits. Cela ne pourrait que torpiller les principes mêmes du droit international et rendrait tout simplement précaires de tels règlements", a souligné le diplomate.

    Il y a les "Principes directeurs du Groupe de contact" - plate-forme commune d'action conjointe dans le règlement au Kosovo - dont la portée a été réaffirmée dans la déclaration ministérielle du Groupe de contact à Londres, a fait remarquer le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

    "Nous estimons que les options de statut ont plusieurs variantes. Aussi, la tâche des parties et de Marti Ahtisaari, représentant spéciale du secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, consiste-t-elle à trouver à l'issue des négociations un règlement qui repose sur un consensus", a poursuivi Vladimir Titov.

    Un tel règlement doit arranger également Belgrade et Pristina, tout en étant conforme aux normes du droit international et à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU. La décision doit être approuvée par le CS de l'ONU, est persuadé l'interlocuteur de RIA Novosti.

    Et d'ajouter que les Serbes et les Albanais kosovars doivent s'entendre eux-même sur le statut politique du Kosovo.

    "Avec la médiation internationale, les parties doivent s'entendre elles-mêmes sur le statut du Kosovo au cours des négociations directes et sans que des décisions, quelles qu'elles soient, leur soient imposées", a dit le chef adjoint de la diplomatie russe.

    Cela étant, a souligné le diplomate, dans le cadre de ce règlement sur le statut, il est nécessaire d'obtenir des résultats concrets sur les questions de la décentralisation, des autorités de la province, de la protection du patrimoine religieux et culturel serbe, de la garantie des droits et de la sécurité des minorités ethniques.

    "Malheureusement, l'état des choses sur ces directions ne manque pas de préoccuper. Il faut des mesures énergiques qui améliorent effectivement la situation des minorités nationales et ethniques dans la province et créent des conditions indispensable au règlement de la situation au Kosovo dans son ensemble", a souligné en conclusion le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Vladimir Titov.

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