Ecoutez Radio Sputnik
    International

    Moscou dénonce une déclaration "irresponsable" du parlement géorgien

    International
    URL courte
    0 0 0

    La Russie a dénoncé mardi la déclaration "irresponsable" du parlement géorgien exigeant l'arrêt immédiat des opérations de paix dans les républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

    MOSCOU, 18 juillet - RIA Novosti. La Russie a dénoncé mardi la déclaration "irresponsable" du parlement géorgien exigeant l'arrêt immédiat des opérations de paix dans les républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

    "Les actions irresponsables de Tbilissi risquent de porter un dommage irréparable au règlement pacifique des conflits", lit-on dans une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères.

    "Nous estimons que le langage des ultimatums que la Géorgie utilise vis-à-vis des soldats russes est contre-productif", souligne le document.

    La Russie "déploiera toutes les mesures nécessaires pour appliquer les ententes internationales existantes, éviter la déstabilisation de la situation dans la région et défendre les droits et les intérêts des citoyens russes qui y vivent", rassure la diplomatie russe.

    "Les formats des processus de paix qui, hormis la Russie, regroupent l'ONU, l'OSCE, la CEI et les pays membres du Groupe des amis du secrétaire général de l'ONU pour la Géorgie ont été approuvés par toutes les parties impliquées au conflit", rappelle la déclaration.

    Le parlement géorgien a voté mardi une déclaration recommandant au gouvernement de suspendre sans tarder le processus de paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud, d'annuler les accords existants et d'expulser du sol géorgien les contingents russes stationnés dans les zones de conflit en stricte conformité avec les accords internationaux. Il a également appelé à modifier le format des forces de maintien de la paix en installant en Abkhazie et en Ossétie du Sud une police internationale.

    La Russie "considère cet arrêté comme une provocation visant à aggraver les tensions, à briser les formats des négociations et à liquider le cadre juridique du règlement pacifique des conflits abkhazo-géorgien et osséto-géorgien", poursuit la déclaration ministérielle.

    "Les reproches vis-à-vis de la Russie qui figurent dans l'arrêté parlementaire sont une tentative indigne de mettre la faute sur les autres", fait observer le ministère russe.

    "Une décision unilatérale ne peut annuler les accords internationaux pertinents", souligne la déclaration.

    La position de Moscou reste invariable: l'adoption d'arrêtés parlementaires appelant au retrait des soldats russes "risque de déchaîner une nouvelle crise et une catastrophe humanitaire".

    "Pendant le débat précédant le vote de la déclaration, certains députés affirmaient même que si leurs conditions n'étaient pas acceptées, les soldats russes seraient proclamés hors-la-loi et traités en occupants", note la déclaration.

    "L'arrêté affirme fallacieusement que les actions des contingents de paix russes en Abkhazie et en Ossétie du Sud représentent l'une des grandes barrières au règlement pacifique des conflits", s'insurge le ministère.

    Ces dernières années, en collaboration avec ses partenaires étrangers et les organisations internationales, la Russie a déployé pas mal d'efforts pour maintenir l'équilibre fragile déstabilisé par la rhétorique belliqueuse de responsables politiques géorgiens et leurs tentatives d'utiliser provocations et force armée pour résoudre les problèmes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

    "Ce n'est que grâce aux mécanismes pacificateurs existants qu'on est parvenu jusqu'à présent à contrôler la situation", résume la déclaration du ministère russe des Affaires étrangères.

    Les républiques séparatistes d'Abkhazie (nord-ouest), d'Adjarie (sud-ouest) et d'Ossétie du Sud (nord) ont proclamé leur indépendance après la chute de l'URSS, mais seule l'Adjarie est rentrée dans le giron géorgien. Des affrontements meurtriers qui ont opposé Abkhazes et Ossètes à la Géorgie à partir de 1992 n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix. Élu en 2004, le président Mikhaïl Saakachvili a promis de rétablir l'autorité de Tbilissi sur les régions séparatistes.

    Lire aussi:

    Les chars américains sont toujours en Géorgie: août 2008 n'a pas servi de leçon
    L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie rendent hommage aux victimes de l'agression géorgienne
    «S'allier avec les USA fut la plus grande erreur de la Géorgie»
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik