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    L'Abkhazie ferme la frontière avec la Géorgie

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    SOUKHOUMI, 8 décembre - RIA Novosti. Dès vendredi 8 décembre, les postes de contrôle et de passage sur la frontière abkhazo-géorgienne fonctionnent dans un seul sens : la république autoproclamée d'Abkhazie a ordonné de fermer la frontière avec la Géorgie.

    "La frontière a été fermée après le refus de la Géorgie de libérer Fridon Tchakaberia, chef de l'administration du village de Bargueb, dans le district de Gali", peut-on lire sur le site officiel du président abkhaz Sergueï Bagapch.

    Les postes de passage laissent passer en Abkhazie uniquement les ressortissants de la république qui se trouvent en Géorgie.

    La veille, les forces de l'ordre géorgiennes avaient mis en détention provisoire le représentant des autorités abkhazes dans la ville géorgienne de Zougdidi où il était en train d'acquérir des équipements médicaux. Peu après cette interpellation, le représentant du président abkhaz dans le district de Gali, Rouslan Kichmaria, a immédiatement exigé la libération du ressortissant abkhaz.

    "Dès le matin du 8 décembre nous avons fermé les postes de passage à la frontière géorgienne. Il se peut que l'approvisionnement en électricité des régions ouest de la Géorgie soit arrêté. Nous mettrons tout en �uvre pour libérer notre concitoyen. Tous les Géorgiens qui vivent et travaillent en Abkhazie sont considérés comme des ennemis en Géorgie. Par cette démarche, Tbilissi cherche à punir les habitants du district de Gali (limitrophe de la Géorgie) qui aspirent en vérité à une vie normale", a déclaré le président abkhaz.

    Par cette arrestation arbitraire, la Géorgie a prouvé ses intentions agressives. Tbilissi a organisé une action d'intimidation contre la population de Gali et son objectif consiste à empêcher le renforcement de l'intégration du district dans l'espace abkhaz", a noté le président Bagapch.

    L'Abkhazie, ex-république autonome de la Géorgie soviétique depuis 1931, a combattu les forces géorgiennes de 1992 à 1994, au lendemain de la dissolution de l'URSS en décembre 1991. Soukhoumi ne reconnaît pas la souveraineté de Tbilissi sur son territoire et applique une politique visant à accéder à une indépendance reconnue par la communauté internationale.

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