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    Le statut de l'Abkhazie doit être défini comme celui de la province du Kosovo réclamant la souveraineté (Moscou)

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    Une décision unilatérale dans la définition du statut de l'Abkhazie par analogie avec le plan Antisaari unilatéral concernant le Kosovo est peu probable, estime Vladislav Tchernov, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères.

    ONU (New York), 11 avril - RIA Novosti. Une décision unilatérale dans la définition du statut de l'Abkhazie par analogie avec le plan Antisaari unilatéral concernant le Kosovo est peu probable, estime Vladislav Tchernov, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères.

    Un "plan Ahtisaari" pour l'Abkhazie ne serait pas réaliste. On ne saurait imposer une solution unilatérale dans la situation prévalant avec la Géorgie et l'Abkhazie", a dit Vladislav Tchernov interrogé par RIA Novosti.

    Répondant mardi à l'appel du ministre abkhaz des Affaires étrangères, Sergueï Chamba, demandant aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU de reconnaître l'Abkhazie en tant qu'Etat indépendant, Vladislav Tchernov a déclaré que le statut devait être défini par analogie avec le problème de la province serbe du Kosovo, réclamant la souveraineté.

    Au mois d'avril le Conseil de sécurité de l'ONU a commencé l'examen du plan de Martti Ahtisaari, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, préconisant l'octroi au Kosovo, à population albanaise prédominante, de tous les attributs étatiques en dépit de l'opposition de Belgrade.

    L'ambassadeur itinérant russe a laissé entendre que le danger d'une révision territoriale des frontières avait servi de prétexte pour que la Géorgie installe sur le territoire de l'Abkhazie un prétendu "gouvernement en exil", représentant les intérêts des réfugiés et non pas ceux de la majorité abkhaze.

    "Un gouvernement en exil symbolique a été mis en place à l'intérieur des frontières administratives de l'Abkhazie. Quel que soit le statut attribué - autonomie, fédération, confédération - ce facteur jouera un rôle important lors de la définition des frontières. L'implantation de telles structures administratives entretient la tension et exclut toute possibilité de négociation", a dit Vladislav Tchernov.

    L'ambassadeur a qualifié de réaction émotionnelle les propos de Sergueï Chamba accusant l'ONU d'avoir une approche unilatérale pro-géorgienne et remettant en question la présence de l'ONU dans la zone du conflit.

    "Nous ne saurions partager ce point de vue. L'ONU est un important facteur de dissuasion dans la zone du conflit abkhazo-géorgien", a dit Vladislav Tchernov.

    Le plan du représentant spécial de l'ONU, Martti Ahtisaari, prévoit l'octroi au Kosovo du statut d'Etat indépendant avec ses symboles, sa constitution et son armée, qui devra être soumis à la surveillance de la communauté internationale. Les Serbes, qui sont environ 150.000 dans la province, devront avoir le droit à l'autonomie locale avec garantie du maintien de leurs valeurs culturelles.

    Les Etats-Unis et l'Union européenne ont déjà annoncé qu'ils soutenaient ces propositions tandis que la Russie estime que les standards de sécurité n'étaient toujours pas observés dans la province et qu'il n'y avait pas encore d'entente compromissoire entre le Kosovo et Belgrade.

    Depuis plus de sept ans, le Kosovo se trouve sous protectorat de l'ONU conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité.

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