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    Nucléaire iranien: Solana et Larijani discutent d'une éventuelle reprise des négociations

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    Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, et le secrétaire du Conseil de sécurité national suprême de l'Iran, Ali Larijani, ont entamé mercredi à Ankara leur rencontre de deux jours.

    ANKARA, 25 avril - RIA Novosti. Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, et le secrétaire du Conseil de sécurité national suprême de l'Iran, Ali Larijani, ont entamé mercredi à Ankara leur rencontre de deux jours.

    Selon des sources diplomatiques turques, cette rencontre se déroulera en deux étapes et portera sur une éventuelle reprise des négociations sur le dossier nucléaire iranien.

    Mercredi MM. Solana et Larijani ont un entretien en tête à tête à Swissotel, et jeudi 26 avril, ils auront un autre entretien avec la participation du ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül dans sa résidence. A part cela, ils rencontreront le secrétaire général du Conseil national turc de sécurité (MGK), Yigit Alpogan, a fait savoir mercredi le secrétariat du MGK.

    Si tout se passe comme prévu, à l'issue de la rencontre, le négociateur iranien sur le dossier nucléaire et le Haut représentant de l'UE feront pour la presse une déclaration commune.

    "Je ne veux rien dire dès à présent des résultats éventuels des négociations à Ankara", a dit aux journalistes avant la rencontre M. Larijani. Quoi qu'il en soit, il n'a pas exclu que de nouvelles initiatives de l'Union européenne y soient exposées.

    Javier Solana s'est abstenu lui aussi d'anticiper sur les résultats de cette rencontre.

    La veille, certains médias locaux et occidentaux ont annoncé, se référant à une source anonyme proche des Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU- la Russie, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine plus l'Allemagne - ndlr.), que ces derniers pourraient permettre à l'Iran de poursuivre ses travaux d'enrichissement de l'uranium à de petits volumes. On y a aussi écrit que les Etats-Unis pourraient renoncer à leurs exigences antérieures du démantèlement par l'Iran de ses centrifugeuses si Téhéran acceptait de les arrêter lui-même.

    Quoi qu'il en soit, cette information n'est toujours pas confirmée par des sources officielles, rapporte la chaîne de télévision NTV et rappelle que les Six exigent de l'Iran qu'il introduise un moratoire sur les travaux d'enrichissement de l'uranium.

    Ce nouveau round des négociations Larijani-Solana a repris après qu'en octobre 2006 l'Union européenne avait pratiquement reconnu l'échec de ses négociations avec l'Iran à cause du refus de celui-ci de suspendre ses travaux d'enrichissement. A l'époque, l'Union européenne avait déclaré soutenir l'adoption de sanctions contre Téhéran par le Conseil de sécurité de l'ONU. En décembre 2006, le Conseil de sécurité avait adopté à l'unanimité sa résolution 1737 prévoyant des sanctions contre les programmes nucléaires militaires iraniens.

    Or, Téhéran avait ignoré cette résolution tout comme la précédente. Le Conseil de sécurité de l'ONU y a réagi, en adoptant à l'unanimité le 24 mars dernier sa résolution 1747 durcissant encore plus les sanctions.

    En réponse, l'Iran a déclaré son intention de limiter la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tant que le "dossier nucléaire" de Téhéran ne serait pas renvoyé du Conseil de sécurité de l'ONU à l'AIEA.

    Qui plus est, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé le 9 avril dernier que l'Iran passait du stade expérimental de l'enrichissement de l'uranium au stade de la production industrielle de combustible nucléaire.

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