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    La Serbie reconnaissante à la Russie pour sa position sur le statut du Kosovo

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    Statut du Kosovo (2007) (365)
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    La Serbie est reconnaissante à la Russie pour sa prise de position sur la question du statut du Kosovo, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Paris le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Draskovic.

    PARIS, 26 avril - RIA Novosti. La Serbie est reconnaissante à la Russie pour sa prise de position sur la question du statut du Kosovo, a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Paris le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Draskovic.

    "Nous sommes très satisfaits de l'attitude adoptée par la Russie parce qu'elle s'inspire des dispositions fondamentales de la Charte de l'Organisation des Nations unies, et nous ne demandons rien de plus", a précisé le chef de la diplomatie serbe.

    M. Draskovic a également salué la détermination de Moscou à user, si besoin est, de son droit de veto lors du scrutin sur le futur statut du Kosovo au Conseil de sécurité de l'ONU.

    Et d'ajouter: "Nous n'avons pas nous-mêmes de droit de veto, mais, heureusement, la Russie en a un".

    Le ministre serbe a en outre espéré que le Conseil de sécurité de l'ONU réussirait finalement à trouver une solution de compromis qui respecte tous les droits de la Serbie, de sorte que la Russie n'ait pas à recourir à son veto.

    Comme l'a fait remarquer M. Draskovic, en ce qui concerne la question du Kosovo, "la Russie défend la Charte de l'ONU et les valeurs et principes européens", alors que les Etats-Unis et les pays européens eux-mêmes dérogent à ces principes.

    "Nous ne comprenons toujours pas comment la France, la Grande-Bretagne et d'autres pays se montrent prêts à violer le principe de l'intégrité territoriale consacré dans la Charte de l'ONU en faveur du principe du droit à l'autodétermination", a poursuivi le chef de la diplomatie serbe.

    Selon Vuk Draskovic, le plan de définition du statut du Kosovo préparé par le médiateur international Martti Ahtisaari et soumis au Conseil de sécurité de l'ONU "propose en fait un nouveau statut de la Serbie", car "il s'agit bien là de créer un Etat souverain sur le territoire d'un autre Etat souverain".

    "Je tiens à souligner que la Serbie est membre de l'ONU, tout comme les Etats-Unis ou la France. Et même le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas en droit de créer de nouveaux Etats", a souligné le chef de la diplomatie serbe.

    La Serbie défend le principe selon lequel "le droit doit être fort", alors que les Etats-Unis préfèrent manifestement la formule "la force a toujours raison", a-t-il ajouté.

    D'après M. Draskovic, la définition du futur statut du Kosovo doit respecter à la fois le principe de l'intégrité territoriale et le droit à l'autodétermination nationale.

    "Il est anormal, a estimé le ministre, que les Etats-Unis et la Russie soient en train de rompre des lances autour du problème du statut du Kosovo, alors que les Serbes et les Albanais observent cela à distance. Il faut les engager dans la recherche d'un compromis".

    Dossier:
    Statut du Kosovo (2007) (365)

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