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    La CEDH donne raison à deux femmes tchétchènes et sanctionne la Russie

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    PARIS, 10 mai - RIA Novosti. La Cour européenne des droits de l'homme a fait droit à la requête déposée contre le gouvernement russe par deux habitantes de la Tchétchénie, Tamouza Akhmadova et Larissa Sadoulaïeva.

    Selon un communiqué diffusé jeudi par le service de presse de la Cour de Strasbourg, Mme Akhmadova et Mme Sadoulaïeva, qui vivent actuellement en Ingouchie, s'étaient plaintes des autorités russes dont les actes auraient entraîné la mort de leur fils et mari Chamil Akhmadov.

    Comme le rapporte le dossier, en mars 2001, M. Akhmadov avait été arrêté lors d'une opération de ratissage effectuée dans le village tchétchène d'Argoun. Emmené par les troupes fédérales, il avait disparu sans laisser de traces. En avril 2002, le corps de M. Akhmadov avait été retrouvé aux environs d'Argoun.

    A la demande de Mme Akhmadova et Mme Sadoulaïeva, une action publique avait été mise en mouvement. L'instruction préalable n'ayant abouti à aucun résultat, les deux femmes avaient saisi la Cour de Strasbourg.

    Ayant examiné leur requête, la cour a constaté la violation de toute une série de dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme, dont l'article 2 (droit à la vie), l'article 3 (interdiction de la torture), l'article 5 (droit à la liberté et à la sûreté) et l'article 13 (droit à un recours effectif).

    La cour à condamné la Russie à payer 15.000 euros de dommage-intérêts à chacune des codemanderesses et 7.825 euros de frais de justice. En outre, les requérantes recevront chacune 20.000 euros à titre de réparation morale.

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