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    La Russie reste l'otage de la politique soviétique au Proche-Orient (Nezavissimaïa gazeta)

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    MOSCOU, 20 juin - RIA Novosti. Une opération financière et politique d'envergure internationale qui s'est déroulée durant des décennies prend fin sous nos yeux au Proche-Orient. Elle a coûté des milliers de vies aux Palestiniens et, en fait, à la Palestine.

    Le fameux statut des réfugiés palestiniens établi par l'ONU entraîna l'apparition d'un trou financier profond qui s'est mis à engloutir de plus en plus d'argent. Cela engendra une structure gérant des milliards de dollars et occupant d'immenses effectifs de bureaucrates à l'ONU, à la Banque mondiale, au Département d'Etat (américain, ndlr.) et dans les ministères des Affaires étrangères du monde entier. Tous ces fonctionnaires ont ou bien touché des salaires très élevés, ou bien fait carrière, génération après génération, grâce au conflit palestinien. Sur ce point, aucune grande puissance n'a fait exception.

    L'actuel ministère russe des Affaires étrangères reste l'otage de la politique soviétique. C'est l'URSS qui avait amené dans l'arène politique mondiale Yasser Arafat, terroriste et leader des terroristes, qui avait détruit de ses propres mains l'avenir de son Etat en échange de la possibilité de contrôler seul des milliards de dollars.

    Le ministère russe des Affaires étrangères est l'otage des engagements donnés jadis aux leaders palestiniens (avant tout, à ceux du Fatah) et des contacts personnels de l'establishment palestinien avec notre pays (la Russie, ndlr.). Moscou reste un allié fidèle du peuple palestinien, un avocat de ses intérêts dans les organisations internationales et au Quartette des médiateurs (Russie, Etats-Unis, UE, ONU). Cela étant, la Russie ne se rend pas toujours compte de la situation réelle dans la région, de ses intérêts et de l'absurdité du fait qu'elle tire de nouveau les marrons du feu pour ses protégés.

    Qu'est-ce que la Russie pourrait faire réellement dans la situation actuelle? Elle pourrait accorder refuge aux spécialistes qui ont reçu leurs diplômes en URSS ou dans la Fédération de Russie. On peut accorder un asile politique à certains leaders du Fatah et à leurs familles. Si la Russie appliquait une politique étrangère plus énergique qu'au cours du dernier quart de siècle, elle pourrait parler de la possibilité de sauver ne serait-ce que les enfants de Gaza. Enfin, la Russie pourrait jouer un rôle exceptionnel en sauvant 3.000 chrétiens qui sont restés dans la bande de Gaza. Ce serait bien plus utile pour leur avenir que les incantations sur la fraternité russo-palestinienne lancées par la partie "patriotique et orthodoxe" de l'establishment national.

    Auteur: Evgueni Satanovski, président de l'Institut du Proche-Orient.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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