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    Kosovo: le transfert du problème du CS au Groupe de contact évite une crise avec l'Occident (expert russe)

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    La décision de transférer le problème de l'avenir du Kosovo du Conseil de sécurité de l'ONU au Groupe de contact a permis d'éviter une sérieuse détérioration des rapports entre la Russie et l'Occident, estime Sergueï Oznobichtchev, directeur de l'Institut d'évaluations stratégiques.

    MOSCOU, 23 juillet - RIA Novosti. La décision de transférer le problème de l'avenir du Kosovo du Conseil de sécurité de l'ONU au Groupe de contact a permis d'éviter une sérieuse détérioration des rapports entre la Russie et l'Occident, estime Sergueï Oznobichtchev, directeur de l'Institut d'évaluations stratégiques.

    Le projet de résolution reposant sur le plan proposé par Martti Ahtisaari, représentant spécial du Secrétaire de l'ONU, et supposant, en fait, l'octroi de l'indépendance au Kosovo sans prendre en considération la position de la Serbie a été retiré vendredi du vote au Conseil de sécurité et transféré au Groupe de contact de diplomates des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie, de l'Allemagne et de la Russie.

    "De nombreuses zones critiques sensibles sapant nos rapports de partenariat aussi bien avec les pays de l'Union européenne qu'avec d'autres Etats occidentaux sont apparues dans de nombreux domaines", a déclaré lundi Sergueï Oznobichtchev dans une interview à RIA Novosti.

    "Néanmoins, aucune crise grave avec les pays d'Occident ne s'est produite, grâce tant à notre politique qu'à celle des leaders des pays occidentaux qui ont fait preuve de retenue et qui n'ont pas voulu mettre en péril nos rapports de partenariat", a déclaré l'expert.

    Espérons que l'Occident, qui s'est montré compréhensif envers nos préoccupations et a respecté notre position, a déjà commencé à réfléchir, puisqu'il ne prend pas aveuglement de décision (sur le règlement du conflit du Kosovo)", a fait remarquer Sergueï Oznobichtchev.

    Il estime qu'"après avoir fait un pas, il leur sera plus facile de faire les pas suivants".

    "Le fait que le problème ait été soumis au Groupe de contact, ce qui veut dire que l'examen du problème du Kosovo se poursuivra et que la décision ne sera pas prise automatiquement témoigne de notre victoire", a souligné Sergueï Oznobichtchev. A son avis, cela constitue un compromis important accepté par les Etats occidentaux.

    D'autre part, a fait remarquer l'expert, travaillant au sein du Groupe de contact, la Russie aura beaucoup moins de moyens d'influence. "La Russie ne peut ni opposer son veto, ni menacer d'y recourir en obligeant ainsi ses partenaires à réfléchir sérieusement", a déclaré Sergueï Oznobichtchev.

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