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    L'indépendance du Kosovo ne peut faire l'objet de discussions (président de la province)

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    BELGRADE, 30 juillet - RIA Novosti. La délégation du Kosovo aux négociations sur le statut définitif de cette province a réaffirmé lundi sa volonté de reprendre les pourparlers avec Belgrade, soulignant toutefois que "l'indépendance du Kosovo ne peut faire l'objet d'aucune discussion", rapportent les agences locales d'information.

    "Pour les Kosovars albanais, les nouvelles négociations constituent la dernière tentative d'assurer un soutien à l'idée de l'indépendance du Kosovo", a déclaré le président intérimaire de cette province, Fatmir Sejdiu.

    "Ce sera le dernier sursis. Nous n'accepterons pas de nouveaux délais. Nous déclarons que l'indépendance du Kosovo ne se discute pas", a-t-il annoncé lors d'une réunion du parlement kosovar consacrée à la nouvelle situation qui s'était créée dans les négociations entre Pristina et Belgrade.

    Selon un membre de la délégation, Hasim Taci, les deux pays ont vraiment besoin de se rencontrer une dernière fois "pour réaliser un progrès".

    De son côté, Belgrade estime que ses négociations avec Pristina doivent porter uniquement sur "la situation de la minorité albanaise dans la province serbe du Kosovo", a indiqué lundi le ministre serbe de l'Education, Slobodan Vuksanovic.

    "Le problème du Kosovo n'existe pas, car cette province constitue une partie intégrante de la Serbie. La seule question à régler est de consacrer juridiquement l'autonomie de la minorité albanaise", a-t-il déclaré à l'agence Tanjug basée à Belgrade.

    "Aucune minorité en Europe n'a droit à la séparation. La Serbie ne tolérera pas l'existence d'un autre Etat créé par la minorité albanaise sur notre territoire. Une seule Albanie suffit amplement", a ajouté M. Vuksanovitch.

    Placé depuis 1999 sous l'administration des Nations unies, le Kosovo fait formellement partie de la Serbie. Les négociations sur le statut définitif de la province, menées à Vienne en 2006 entre Belgrade et Pristina sous médiation internationale, n'ont pas abouti: les dirigeants du Kosovo souhaitaient accéder à l'indépendance, tandis que la Serbie s'y opposait fermement.

    Ce désaccord a fait qu'aucune résolution concertée sur le statut du Kosovo n'a été soumis à l'examen du Conseil de sécurité.

    L'élaboration d'une décision sur le statut définitif du Kosovo a été confiée au Groupe de contact, qui devrait préparer un nouveau round de négociations directes entre Belgrade et Pristina.

    Le Groupe de contact pour le Kosovo réunit des diplomates représentant les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, l'Allemagne et la Russie.

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