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    Le président d'Ossétie du Sud se dit prêt à rencontrer le président géorgien

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    Le président de la République non reconnue d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty, a exprimé sa volonté de rencontrer le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, et de signer un mémorandum sur le non-emploi de la force.

    TBILISSI, 8 août - RIA Novosti. Le président de la République non reconnue d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoïty, a exprimé sa volonté de rencontrer le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, et de signer un mémorandum sur le non-emploi de la force.

    "Par respect pour le peuple géorgien, je tiens à exprimer ma volonté de rencontrer le président géorgien et à donner des garanties au peuple ossète et au peuple géorgien de non-recours à la force. Cela est nécessaire. Pour cela, je suis prêt à signer un mémorandum qui contraindrait les deux parties à ne pas employer la force à l'avenir, ni à menacer de l'employer. Le peuple doit retrouver le calme. Personne n'a besoin de guerre ici, nous sommes las de cette guerre", a déclaré mercredi Edouard Kokoïty au cours d'une rencontre avec des personnes âgées, rapporte l'agence News Georgia.

    Boris Tchotchiev, coprésident sud-ossète de la Commission mixte de contrôle (CMC) pour le règlement du conflit osséto-géorgien, a déclaré aux journalistes à Tskhinvali (capitale de la république non reconnue) que l'Ossétie du Sud était et restait favorable aux pourparlers.

    "Malheureusement, nous ne voyons aucune volonté concrète de la part de la Géorgie. Malgré les menaces permanentes de répression physique qui nous sont lancées, entre autres, à l'adresse du coprésident et d'autres membres de la CMC, nous avons accepté la proposition de la Géorgie de participer à une réunion de la CMC à Tbilissi, mais nous avons demandé que des garanties internationales de sécurité nous soient présentées. Personne, y compris l'OSCE, ne nous offre ces garanties. En réponse à notre lettre, ils (l'OSCE) ont indiqué qu'ils nous assureraient le transport et le lieu de la réunion de la CMC à Tbilissi", a déclaré Boris Tchotchiev.

    La séance plénière de la CMC prévue pour les 9 et 10 août à Tbilissi a été annulée en raison de divergences substantielles entre les parties.

    Outre le manque de garanties de sécurité fournies à la délégation sud-ossète, la Géorgie a également déclaré que la réunion de la CMC était impossible après l'incident du 6 août. La partie géorgienne a fait savoir que deux avions aux signes de reconnaissance russes avaient pénétré dans l'espace aérien de la Géorgie et tiré sur une station radar dans la région de Gori.

    Le 7 août, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que chaque fois qu'apparaissaient des signes montrant une possibilité de parvenir à une entente dans le cadre de la CMC, des provocations avaient lieu dans la zone du conflit osséto-géorgien, visant à prouver l'inefficacité des mécanismes de négociations et de maintien de la paix mis en place auparavant avec la participation de la Russie.

    Depuis le milieu des années 1990, les pourparlers sur le règlement du conflit osséto-géorgien se tiennent dans le cadre de la Commission mixte de contrôle. Les réunions de la CMC et les rencontres de ses coprésidents, représentant la Russie, la Géorgie, l'Ossétie du Nord et l'Ossétie du Sud se déroulent habituellement en présence de l'OSCE à Tskhinvali, Tbilissi, Vladikavkaz et Moscou.

    Ex-région autonome de la Géorgie d'après la division administrative de l'URSS, l'Ossétie du Sud a proclamé son indépendance le 20 septembre 1990. Tbilissi a alors riposté, des opérations ont fait des milliers de morts de part et d'autre de 1990 à 1992. Les Sud-Ossètes mettent le cap sur le rapprochement avec l'Ossétie du Nord, république du Caucase du Nord russe, notant que tous les Ossètes ont bénévolement intégré la Russie en 1774, une trentaine d'années avant la Géorgie. Le référendum du 14 novembre 2006, après celui de 1991, a confirmé l'attachement massif de la population sud-ossète à l'indépendance envers la Géorgie.

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