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    Pologne et Lituanie en concurrence pour les antimissiles américains (Izvestia, Gazeta, Kommersant)

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    MOSCOU, 19 juin - RIA Novosti. Vilnius et Washington démentent unanimement les affirmations de Varsovie selon lesquelles les Etats-Unis seraient en négociations avec la Lituanie sur le déploiement d'éléments de la défense antimissile américaine sur son territoire, lit-on jeudi dans les quotidiens Izvestia, Gazeta et Kommersant.

    Cependant, les 10 missiles intercepteurs dont il est question pourraient bien atterrir en Lituanie, si la Pologne n'accepte pas leur déploiement sur son territoire avant fin juillet.

    La candidature de la Lituanie pour le déploiement des antimissiles est probablement liée à la position peu conciliante de la Pologne qui tente de tirer le plus de dividendes possible de cette opération. Les Polonais réclament des ressources pour la modernisation de leur armée, des systèmes de missiles courte et moyenne portée Patriot, ainsi qu'une importante somme d'argent. Il n'est pas exclu que Varsovie fasse traîner en longueur sa décision en raison de la promesse de Moscou de pointer ses missiles sur la Pologne si celle-ci répond favorablement à Washington. Las de ce marchandage, les Américains ont laissé entendre que ce problème devait être réglé avant fin juillet.

    En Russie, les rumeurs sur le déploiement d'armes américaines dans les pays baltes ont été prises très au sérieux. Selon l'une des suppositions faites, cette information aurait pu être destinée à préparer le terrain afin que ces rumeurs donnent naissance à un réel projet. "Le fait même que la Lituanie soit considérée comme une alternative (à la Pologne), ce qui est confirmé par des sources polonaises et américaines, ne peut que préoccuper la Russie", a déclaré Konstantin Kossatchev, président du Comité des affaires internationales de la Douma (chambre basse du parlement russe). "On a l'impression qu'on veut franchir petit pas par petit pas la "ligne rouge" derrière laquelle commencent les problèmes pour notre sécurité, et présenter nos préoccupations naturelles comme des visées agressives à l'égard de nos voisins", a résumé le parlementaire.

    Mikhaïl Marguelov, président du Comité des affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), évalue quant à lui la situation avec calme. "Pour les Américains, surtout pour l'administration sortante, il est très important non seulement de s'assurer un soutien maximal au plan de Bush en matière de déploiement de la troisième région de positionnement, mais aussi de provoquer une sorte de concurrence entre les pays d'Europe de l'Est pour les faveurs américaines", a-t-il expliqué.

    Le sénateur russe voit dans la polémique entre Pologne et Lituanie une stratégie des Etats-Unis visant à établir qui est, parmi les pays de la "nouvelle Europe", plus catholique que le pape à l'égard de Washington. "La Russie n'a d'autre choix que de suivre attentivement cette situation, car tout cela se produit à proximité des frontières russes, a fait remarquer Mikhaïl Marguelov. Quant à notre réaction, il ne sera possible d'en parler que lorsque les Américains parviendront à des ententes concrètes avec qui que ce soit".

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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