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    L'OTAN va se pencher sur le conflit en Géorgie (Nezavissimaïa gazeta)

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    MOSCOU, 18 août - RIA Novosti. Une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'OTAN est prévue pour demain à l'initiative des Etats-Unis, lit-on lundi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

    L'avenir du dialogue Russie-OTAN à la lumière des récents événements dans le Caucase est à l'ordre du jour de la rencontre, ce qui veut dire que de nombreux acquis de la coopération entre la Russie et l'Alliance de l'Atlantique Nord seront remis en cause, mais les experts estiment que la coopération Russie-OTAN ne sera pas entièrement arrêtée.

    Selon Kurt Volker, ambassadeur américain à l'OTAN, pour l'instant, aucune réaction concrète aux actions de Moscou n'a été décidée. Mais les ministres débattront du bien-fondé des rencontres régulières des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que des ambassadeurs des pays membres de l'Alliance avec leurs collègues russes. Ces réunions se tiennent dans le cadre du Conseil Russie-OTAN, principale structure destinée au développement des rapports entre la Russie et l'Alliance. Des réunions du Conseil Russie-OTAN au niveau des ambassadeurs et des représentants militaires sous la présidence du secrétaire général de l'OTAN se tiennent au moins une fois par mois.

    "La situation sérieuse qui a obligé la Russie à lancer rapidement une opération militaire en Ossétie du Sud sans en informer préalablement Bruxelles après l'attaque géorgienne contre Tskhinvali ne s'inscrit pas dans le format du Conseil Russie-OTAN, bien que Moscou ait proposé de convoquer d'urgence le conseil aussitôt après le début de la phase active des opérations militaires", a déclaré Alexandre Nikitine, professeur au MGUIMO (Institut des relations internationales de Moscou), et président de l'Association russe de la science politique.

    Le Conseil Russie-OTAN est un mécanisme polyvalent qui régit la coopération entre la Russie et l'Occident dans des dizaines de domaines, et la cessation totale de cette coopération à cause d'un conflit régional particulier serait une réaction excessive, estime l'expert.

    "Par exemple, la coopération entre la Russie et l'OTAN en matière de planification de la politique nucléaire et de la politique de non-prolifération n'a rien à voir avec les événements en Géorgie et, de toute évidence, cette coopération se poursuivra, a fait remarquer M. Nikitine. Tout comme les négociations sur le désarmement nucléaire s'étaient poursuivies entre l'URSS et l'Occident dans les plus dures années de la guerre froide, où des accords importants furent même signés".

    Alexandre Nikitine suppose que la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme ne peut pas non plus être interrompue. Aucune rupture des rapports n'aura lieu, estime-t-il. En effet, malgré les commentaires sévères sur le conflit, l'Alliance s'est comportée, dans l'ensemble, de façon très réservée et n'a pas entrepris d'actions hostiles durant les cinq jours qu'a duré l'opération des troupes russes. L'OTAN a maintenu une position d'attente et "la réaction relativement excessive sur les plans psychologique et idéologique qui a suivi l'achèvement de la phase active de l'opération russe est plutôt une action compensatoire qui n'est pas en mesure de changer le fait accompli", a résumé M. Nikitine.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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