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    Moscou et Ankara pourraient créer une nouvelle alliance dans le Caucase (Kommersant)

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    MOSCOU, 8 septembre - RIA Novosti. La Russie et la Turquie ont entamé la création d'une "Plateforme de sécurité et de stabilité dans le Caucase", ce qui permettrait de renforcer leurs positions dans la région, en affaiblissant en même temps l'influence des Etats-Unis, lit-on lundi dans le quotidien le Kommersant.

    Samedi dernier, la formation de cette alliance a fait l'objet de négociations entre le président turc Abdullah Gül et son homologue arménien Serge Sargsian. Cette question a également été examinée lors de la visite à Moscou du ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères Elmar Mamediarov.

    Le projet de création d'une alliance régionale baptisée alors "Plateforme de paix et de stabilité dans le Caucase" a été évoqué pour la première fois le 12 août à Moscou par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, et a tout de suite reçu le soutien des autorités russes. L'alliance devrait réunir la Russie, la Turquie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie et la Géorgie. Tbilissi reste le seul à n'avoir pas encore donné son consentement définitif, déclarant que cela ne serait possible qu'après le retrait de toutes les forces russes du territoire géorgien.

    La participation à la création de cette nouvelle alliance pourrait permettre à l'Arménie de normaliser ses relations avec la Turquie, ce qui entrainerait l'ouverture de la frontière entre les deux pays et donnerait aux marchandises arméniennes un accès au marché turc.

    Ces dernières années, l'Azerbaïdjan a manifesté une aspiration à se rapprocher de l'Occident et de l'OTAN, mais les événements récents pourraient influer considérablement sur sa politique. Moscou peut à son tour donner à Bakou deux arguments au moins en faveur du soutien à la politique russe dans le Caucase et du refus de coopérer avec l'Occident. Les deux sont liés à la perspective de règlement du conflit du Haut-Karabakh: la Géorgie pourrait être présentée comme un mauvais exemple, et la Moldavie comme un exemple à suivre. On sait bien que Tbilissi n'a pas pu résoudre le problème de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud malgré le soutien de Washington, tandis que le président transnistrien Igor Smirnov a annoncé la levée du moratoire sur les négociations avec Chisinau après des pourparlers avec Dmitri Medvedev.

    Une rencontre personnelle entre les présidents russe et azerbaïdjanais pourrait constituer l'étape suivante des négociations sur la création de l'alliance. La semaine dernière, Dmitri Medvedev et Ilham Aliev ont convenu, lors d'une conversation téléphonique, que la rencontre de leurs ministres devrait créer une base pour leurs négociations personnelles. Selon une source proche du Kremlin, lors de cette rencontre au sommet pourrait être abordée la question de l'organisation de négociations entre les leaders arménien et azerbaïdjanais avec la médiation du président russe, et non plus sous l'égide du Groupe de Minsk de l'OSCE, qui a jusqu'à présent supervisé le règlement du conflit du Haut-Karabakh.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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