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    URSS-nazisme: toute comparaison est un "sacrilège" (Lavrov)

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    Moscou considère comme un "sacrilège" les tentatives de certains hommes politiques visant à mettre sur un pied d'égalité l'occupation nazie et la mission de libération de l'armée soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

    MOSCOU, 27 octobre - RIA Novosti. Moscou considère comme un "sacrilège" les tentatives de certains hommes politiques visant à mettre sur un pied d'égalité l'occupation nazie et la mission de libération de l'armée soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

    "Toute approche partielle est à proscrire au cours des discussions. Il faut se concentrer sur la recherche de la vérité", a-t-il affirmé, à l'ouverture d'une réunion du groupe russo-polonais pour les questions délicates de l'histoire des relations russo-polonaises.

    Selon lui, "une interprétation spéculative du passé" pourrait générer des difficultés dans les relations entre les deux Etats et leurs peuples, la réunion devant permettre d'avancer vers un règlement des questions en suspens.

    Le massacre de Katyn reste une des questions les plus épineuses des relations bilatérales.

    En 1939, des officiers polonais furent emmenés de force en URSS par le NKVD, la police politique soviétique, suite à l'invasion de l'est de la Pologne par l'armée rouge le 17 septembre 1939. 14.540 d'entre eux furent fusillés au printemps 1940 dans la forêt de Katyn, près de Smolensk. En 1944, Moscou mit le crime sur le compte de Berlin. Ce n'est qu'en 1990 que le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev finit par reconnaître la responsabilité de l'URSS.

    La plupart des dossiers de l'enquête, qui a duré près de 15 ans, sont considérés secret d'Etat, et l'affaire a été classée en 2004 en raison de la mort des accusés présumés.

    Un tribunal de Moscou a récemment refusé de rouvrir l'enquête, mais les proches de victimes continuent d'exiger leur réhabilitation.

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